Juin 2031
Ces derniers jours, j’avais pu remarquer certains
magazines à scandale dans les rue de Windsor. Les anglais aimaient un peu trop
les potins mondains. Heureusement que les beaux jours étaient enfin arrivés dans
le Berkshire*. Ça me donnait une excuse pour mettre un chapeau, afin de
cacher mes cheveux reconnaissables et de porter également mes lunettes de
soleil, de façon à marcher incognito dans le piétonnier de la petite ville anglaise. Bien que je n'étais
pas encore très connue pour l’instant, à moins d’être vraiment fanatique des
tabloïds.
J’ignorais comment la presse à sensation avait eu vent
de ce qui se passait entre Edward et moi, mais ils avaient apparemment été
prévenus, sans doute par Jessica j’imaginais.
En couverture de beaucoup d’entre eux, y figuraient des titres tels que :
« Il y a de l’orage dans l’air entre les deux fiancés princiers ! »
-
As-tu contacté Edward ?
me demanda Alice, me sortant de mes pensées par la même occasion.
-
Non pas encore, lui
répondis-je machinalement d’un ton monocorde.
Cela faisait maintenant plusieurs jours que j’étais à
Frogmore Cottage, sans pouvoir me décider à aller voir mon fiancé. Je savais
que c’était à moi de m’excuser, quoiqu’il eut un peu trop pris la mouche à mon
gout. Cependant, j’ignorais quoi lui dire pour me faire pardonner.
-
Il serait temps que tu te
décides ! me sermonna mon amie. Si tu veux, je
t’emmène à Londres ? me propos-t-elle ensuite.
-
Le problème, c’est que je ne sais pas
trop quoi lui dire. Je ne trouve pas les mots, répliquai-je.
Ce genre de relation, c’est nouveau pour moi, comme pour lui. J’ai si peur
que nous soyons allés trop vite. Mais en même temps, je ne peux m’imaginer
passer le reste de ma vie sans lui à mes côtés.
-
Tu pourrais déjà commencé par ça, suggéra
le lutin d’un air amusé.
-
Je crois que je suis peut-être trop lâche
et ce serait ça qui me bloque.
-
Dans ce cas, c’est une bonne chose
que je fasse le premier pas, nous interrompit ma voix
masculine favorite.
-
Oh Edward, super, tu es là ! s’exclama
sa sœur.
Rien que de savoir qu’il était enfin là devant moi, ça
prouvait qu’il tenait à moi plus qu’à son égo et j’en fus si émue, que je dus
me forcer pour ne pas pleurer d’émotions.
-
Je vais aller faire un tour et vous
laisser tous les deux, dit une voix féminine qui devait
sans doute être celle d’Alice.
-
Euh oui, fais ça ! lui
répondit son frère sans me lâcher des yeux. Oh ma Bella ne pleure pas !
dit-il alors désespérément en s’approchant de moi.
Je n’avais même pas remarqué que des traitresses de
larmes avaient finalement coulé sur mes joues. Alors que je levai le bras vers
mon visage pour aller les éponger, Edward m’attrapa la main pour aller essuyer
mes yeux avec ses longs doigts fins.
-
Je suis désolé,
m’excusai-je en sanglotant. Je suis tellement bouleversée. Je ne savais pas
comment te demander pardon pour ma jalousie non fondée et je craignais que ça
te persuade à ne plus vouloir de moi !
-
J’ai beau me comporter parfois comme
un enfant, selon Rosalie, je t’aime. Moi non plus je ne peux pas imaginer ma
vie sans toi.
-
Tu m’as entendue ?! m’étonnai-je.
-
Je suis arrivé à ce moment-là, avoua-t-il
embarrassé.
-
Je t’aime, lui
lançais-je. Je te promets de faire des efforts pour avoir plus confiance en
moi, parce que c’est moi le soucis, pas toi !
-
Et moi je te promets de t’écouter
sans m’énerver et prendre la fuite. Mais j’avais tellement peur de ne pas
contrôler ma colère et de lâcher quelque chose que je ne pensais pas ou que je
regretterais et que ça nous déchire définitivement.
Nous avions apparemment tous les deux la même
difficulté à gérer nos émotions. En revanche, tout comme lui, je ne pouvais pas
aller consulter un psy. Quand je lui mentionnai ce fait, il marmonna une
réflexion au sujet de sa grand-mère qui n’était alors pas la seule à prôner la
devise “Ne jamais se plaindre et ne jamais s’expliquer !"
-
Tu m’as manqué,
lui dis-je.
À cet instant, il m’enlaça fort contre son corps
ferme et se jeta finalement sur mes
lèvres et m’embrassa passionnément, presque avec désespoir. Je ne pouvais alors
que constater à quel point il se languissait de moi autant que moi de lui.
Cet éloignement prolongé nous avait causer à tous les
deux autant de peine, mais nous avait aussi probablement rapprocher, nous
faisant prendre conscience de la force de nos sentiments.
-
Prends tes affaires,
m’ordonna-t-il. Je te ramène avec moi à Kensington.
-
Laisse-moi tout empaqueter et dire
aurevoir à ta sœur.
Je m’empressai de refaire mes valises et de le suivre,
après avoir remercié et salué Alice.
-
Tu as faim ?
me demanda mon fiancé à notre arrivée à Londres. Tu veux manger quelque
chose ?
-
J’ai faim mais pas de
nourriture ! lui confiai-je en le dévorant du regard.
Les yeux d’Edward s’assombrirent à mes dernières
paroles et j’y décelai autant de désir qu’il devait y en avoir dans les miens à
cet instant. Il me tira par la main et se dépêcha de nous mener à ses
appartements, afin d’éviter de croiser Emmett ou Rosalie.
Dès que nous fûmes à l’abri des regards, mon prince
charmant fondit à nouveau sur ma bouche et fit danser ma langue avec la sienne
dans un baiser avide.
-
Toi aussi bébé, tu m’as tellement
manqué ! admit-il enfin à son tour.
Bébé... je pensais ne
plus jamais entendre ce mot de sa bouche. J'émis à nouveau un sanglot étouffé
en serrant mes mains contre ses joues quand il soupira, son souffle brûlant
balayant mon visage à nouveau humide de mes larmes.
Son nez caressa le mien, nous faisant fermer les yeux
en même temps pour profiter de ce contact grisant tant attendu. Mes bras
s'enroulèrent autour de sa nuque, retrouvant ses cheveux si soyeux. Je l'entendis gémir quand mes
doigts glissèrent dans sa chevelure, avant que je me hisse sur la pointe des
pieds pour effleurer encore ses lèvres des miennes.
Mon ventre se retourna comme chaque fois qu’il me
touchait de cette façon. Mon sang se figea avant de repartir à toute vitesse,
entraînant mon cœur dans de drôles de sursauts et de se remettre à battre
frénétiquement en résonnant dans mes tempes.
À nouveau, je retrouvai les mêmes sensations que lors
de notre premier baiser. Je n'avais plus peur, plus mal nulle part et les
planètes semblèrent s'aligner parfaitement. La Terre sembla même s'arrêter de
tourner.
Tout se bouscula alors. Sa bouche prit possession de
la mienne, une fois de plus, avec avidité. sa langue envahit ma bouche alors
qu'on gémissait en même temps au contact de l'autre. Il me souleva contre lui
d'une main sous mes fesses et je nouais fermement mes cuisses autour de sa
taille, frottant mon bassin contre le sien dans un mouvement indécent qui le
fit gémir contre mes lèvres. Il commença à marcher en direction de sa chambre tandis
que je m'acharnais à tirer sur son t-shirt, le forçant à quitter ma bouche pour
le faire passer par-dessus sa tête et l’envoyer rejoindre sa chemise déjà jetée
au sol.
Il me plaqua contre le mur attenant à sa chambre quand
ma bouche et ma langue trouvèrent son épaule et le haut de son torse, suçant sa
peau, mordant sa clavicule, le faisant gémir alors qu'il se débattait avec le
bouton de mon jean pour me l'ôter. Rapidement, celui-ci ne fut plus une entrave
et il me remit debout pour pouvoir le faire glisser le long de mes jambes,
avant de l'envoyer valser au loin pendant que je détachai sa ceinture
maladroitement. L’envie et le besoin de le sentir tordait mes entrailles, lorsqu’il
jura quand je réussis enfin à lui enlever, je déboutonnai ensuite rapidement
son pantalon qui tomba à ses pieds. Ses mains tirèrent sur mon sous-vêtement
avec rage quand ma bouche retrouva la sienne, nous faisant geindre tous les
deux. Mon string finit par craquer entre ses doigts alors que je m'affairai à
baisser son caleçon. Ses mains sous mes fesses me soulevèrent à nouveau contre
lui, m'appuyant contre le mur derrière moi.
L'instant suivant, il entra complètement en moi d'un
coup de reins puissant. Ma respiration se coupa brutalement à l'instar de la
sienne, me faisant hoqueter incapable de faire autre chose. J’écarquillai alors
les yeux, dévisageant les siens alors qu'un gémissement profond sortait de sa
poitrine. Il se figea en moi, sa bouche ouverte contre la mienne, comme si être
en moi l'avait apaisé, comme si, enfin, il avait trouvé la paix et le calme.
Son intrusion en moi était presque douloureuse à la
suite de son absence, mais très vite, mon corps reconnut le sien et un soupir
passa entre mes lèvres.
Sa mâchoire contractée durement et ses yeux presque
noirs le rendaient plus beau, plus impressionnant et envoûtant que jamais. Ses
mains agrippèrent mes cuisses et il se retira avant de revenir puissamment et
rapidement, me faisant tordre contre le mur dans mon dos. Ma tête bascula en
arrière et puis un long gémissement m'échappa.
Ses mouvements se faisaient rapides, puissants et
presque brutaux mais je n'avais pas peur, j'étais avec lui et lui était en moi.
Jamais je n'avais ressenti un besoin aussi puissant de le serrer contre moi. À
mesure qu'il allait et venait, le feu rongeait mon corps, nos gémissements
incontrôlés emplissaient la pièce, entrecoupés du chuchotis de nos lèvres se
mouvant ensemble. Jamais, ses yeux ne quittèrent les miens. Sa voix murmurait
mon prénom à chaque fois que nos bouches se quittaient, à chaque fois que je
tentais de reprendre mon souffle avant de comprendre que c'était impossible
quand il m'emplissait... de cette manière.
Mes cuisses serrèrent plus fortement sa taille quand
il mordit ma lèvre inférieure et tirait légèrement dessus, envoyant de
l'électricité partout en moi jusqu'à l'endroit où nos corps étaient joints. Mon
dos me brûlait à cause du frottement de ma peau contre le mur derrière moi mais
ça n'avait aucune, vraiment aucune importance.
- Edward, gémis-je contre sa bouche alors qu’il
quittait mon corps avant d'y revenir brusquement, ce qui coupa ma respiration
qui fit se crisper ses doigts sur ma cuisse.
Sa bouche embrassa la mienne brièvement avant que son
visage ne glisse dans mon cou. Il embrassa, suça puis mordilla ma peau sous mon
oreille et je me sentis basculer d'un seul coup. Je soufflai son prénom dans
une plainte avant de sentir tout mon corps exploser autour de lui quand il
poussa une dernière fois en moi. À peine consciente des soupirs qui pouvaient
sortir de ma bouche, je le vis se laisser aller à son tour, gémissant
longuement contre mon épaule, ses doigts s'enfoncé dans la peau de mes cuisses
pendant qu'il venait violemment en moi. Je geignis une dernière fois dans le
creux de son épaule. Il finit par s'immobiliser complètement contre moi avant
de nous faire glisser jusqu'au sol tous les deux. Il s'allongea sur le dos en
me couchant sur lui et je sentis son souffle erratique résonner dans la pièce, tout
comme le mien.
Il nous fallut de longues minutes avant de pouvoir
reprendre pied avec la réalité. Mon visage dans son cou, je ne bougeai plus
jusqu'à ce que sa respiration devienne normale et son corps complètement
détendu sous le mien. Il enroula ses bras autour de ma taille et embrassa mon
épaule du bout des lèvres. Je me redressai pour poser mon front contre le sien
en gardant les yeux fermés et profitant de sa chaleur, de son odeur. Ses mains
passèrent sur la fine pellicule de sueur qui couvrait mes tempes, puis je
caressai à mon tour son visage à l'aveugle. Il dégagea mes boucles de mon
épaules avant d'embrasser la peau de ma clavicule sous mon oreille. Un frisson
me traversa quand sa langue frôla le point sensible de mon cou.
- Allons dans le lit, souffla-t-il d'une voix
rauque qui me fit frémir.
Je hochai la tête conte lui sans ouvrir les yeux et il
se releva en me soulevant contre lui. J'enroulai mes jambes et mes bras autour
de lui, embrassant sa joue, puis sa mâchoire, sa barbe naissante qui piqua mes
lèvres. Ma langue traîna sur sa peau, me délectant de son goût si unique. Il
nous fit tomber sur son lit, son corps écrasa ainsi le mien. Je gémis
légèrement sous son poids et il se releva sur ses coudes de chaque côté de mon
visage, me faisant ouvrir les yeux. Son regard profond et dilaté fit accélérer
brutalement les battements de mon cœur. Il se redressa et baissa les yeux sur
le haut de mon corps encore habillé. Ses mains passèrent sous mon haut,
caressant la peau de mon ventre sans qu'il ne cherche absolument à me
l'enlever. Un frisson me traversa et un petit sourire naquit sur ses lèvres
quand ses yeux retrouvèrent les miens.
À nouveau, il posa son front contre le mien et soupira
longuement, son regard bouleversant dans le mien.
- Ne doutes plus de nous, d’accord ?
chuchota-t-il douloureusement.
Mes yeux me brûlèrent et j'inspirai profondément,
essayant de calmer mon cœur devenu oppressé par l'amour que je pouvais avoir
pour Edward.
- Promets-moi que tu ne fuiras plus jamais, répliquai-je
alors que ses doigts quittaient mon ventre pour saisir mon débardeur qu'il fit
passer par-dessus ma tête.
Je l'y aidai en soulevant mollement les bras, ayant
l'impression d'être à bout de force. Quand j'ouvris les yeux, son regard
scrutait attentivement mon visage. Je ramenai le sien contre le mien d'une main
sur sa nuque et l'embrassai doucement.
- Je te le promets... murmura-t-il contre mes
lèvres.
Je déglutis difficilement, cherchant son regard.
- T’avoir loin de moi, ça a été la chose la plus
douloureuse que j'ai jamais eu à vivre, confessai-je emprisonnée par ses
yeux émeraudes si brillants.
- Je sais, pour moi aussi, maugréa-t-il.
Il embrassa chastement mes lèvres et je fermai les
yeux en passant mes mains sur sa nuque, ses épaules. Je le sentis frissonner
sous mes doigts.
- Rosalie avait raison, avoua-t-il au bout d'un
moment.
J'ouvris les yeux pour voir qu'il observait mon corps
sous le sien. Je fronçai les sourcils, pas certaine de comprendre. Ses mains
passèrent dans mon dos et il défit mon soutien-gorge avant de le faire glisser
le long de mes bras et de l'envoyer plus loin dans la chambre. Ma peau se
couvrit de frisson quand il embrassa mon cou.
- À quand remonte ton dernier repas ?
s'enquit-il en posant son menton sur le haut de ma poitrine, ses yeux captivants
qui scrutaient mon visage.
Réfléchir alors que nous étions tous les deux
complètement nus et l'un contre l'autre n'était pas possible. Je haussai les
épaules. Je n’avais pas beaucoup d’appétit depuis notre dispute après la soirée
pour nos fiançailles.
- Tu as maigri, constata-t-il en effleurant mon
épaule du bout des doigts.
- Hum... me contentai-je
de répondre en fermant les yeux, je me concentrai sur sa caresse légère.
Il posa son front sur le haut de ma poitrine et expira
lentement et bruyamment. Plusieurs fois, il inspira ma peau, mon odeur, me
faisant frissonner un peu plus à chaque fois qu'il soufflait sur ma peau.
Son regard, assombri par son désir renaissant, fit
brûler mon corps. Mes mains se posèrent sur ses reins, poussant son corps à la
rencontre du mien, nous faisant gémir tous les deux.
- Comment c'est possible que j'ai toujours autant
envie de toi ? demanda-t-il, embrassant à nouveau mon cou, avant de descendre
sur ma poitrine.
Je bafouillai quelque chose d'incompréhensible quand
sa langue trouva ma poitrine en même temps qu'il faisait rouler son bassin
contre le mien. Il me tortura quelques secondes avant que, impatiente, je ne
tirai légèrement sur ses cheveux et sa nuque, faisant remonter son visage
contre le mien. Il m'embrassa tendrement, faisant danser voluptueusement sa
langue contre la mienne en entrant légèrement en moi, nous figeant tous les
deux. Il quitta ensuite ma bouche, et, ses yeux dans les miens, il glissa en
moi lentement, comme au ralenti. Dans une parfaite symbiose, nos souffles se
coupèrent en même temps. Sa bouche entre-ouverte au-dessus de la mienne laissa
passer un gémissement quand il buta au fond de mon ventre.
Il me fit l'amour tendrement et lentement, prenant le
temps de m'embrasser, de faire glisser son corps dans le mien avec volupté, nous
faisant gémir l'un et l'autre sans aucune retenue.
Mes reins se creusèrent quand il revint en moi après m'avoir
presque quittée, nous faisant geindre en même temps. Sa bouche retrouva la
mienne pour un baiser brûlant avant qu'il ne se relève sur ses mains, en appui
de chaque côté de mon visage. Son regard dans le mien, il refit les mêmes
mouvements, creusant un peu plus les reins en lâchant une plainte étouffée
quand il buta au fond de moi, ses doigts se crispèrent dans l'oreiller sous sa
main. Mes cuisses étreignirent ses flancs, ma tête partit en arrière, libérant
mon plaisir pendant que mes gémissements faisaient écho dans la chambre et
bourdonnaient à mes oreilles. Il s'immobilisa quand mon corps serra le sien si
fort qu'il l'empêcha presque de bouger. Gémissant sourdement, il serra les
dents. Quand les tremblements de mon corps se calmèrent il reprit ses
mouvements puissants en moi, accélérant le rythme. Je fixai ses yeux fiévreux
et à nouveau, le plaisir s'empara de moi alors qu'il continuait d'aimer mon
corps, au sens propre du mot. Je l'accompagnai dans ses mouvements, mes hanches
s'adaptant au rythme des siennes, le faisant jurer entre ses dents.
J'aimais le voir perdre pied, j'aimais l'expression de
son visage quand le plaisir prenait le dessus sur lui, ses mâchoires
contractées pendant qu'il gémissait entre ses dents, la sueur qui perlait sur
son front et ses tempes, la concentration qu'il mettait à me conduire plus
loin, plus haut dans mon plaisir alors qu’il me fit tordre sous lui quand une
nouvelle vague arriva. Je criai et mes doigts allèrent griffer sans le vouloir
ses épaules. Il cessa de bouger en moi quand mon corps emprisonna à nouveau le
sien, entraînant sa libération, il laissa alors tomber son visage dans mon cou.
Il étreignit ensuite étroitement mon corps contre le sien de son bras autour de
ma taille, gémissant contre mon épaule et sursauta une dernière fois dans mon
ventre avant de lâcher prise totalement.
Son corps fatigué reposa contre moi pendant de longues
minutes, m'enfonçant un peu plus dans le matelas. Je ne voulais plus jamais
quitter tout ça. Plus jamais.
Je fermai les yeux en embrassant son cou à proximité
de sa bouche, et il m’étreignit un peu plus fort en réponse.
Quand j'ouvris à nouveau les yeux, j'étais seule dans
le lit et un drap recouvrait mon corps nu. Pendant quelques secondes, je
paniquai à l'idée qu'il soit parti, qu'il est réalisé que... je ne les méritai
pas, lui et son amour. Mon soulagement fut de taille quand, enroulée dans le
drap, je le découvris assis devant son piano. Il avait revêtu son caleçon et pianotait
sur les touches de son instrument. Je m'approchai doucement et enroulai mes
bras autour de sa nuque, embrassant son épaule nue. Sa peau frissonna sous ma
bouche et sa main abandonna le clavier pour atteindre ma cuisse qu'il caressa.
- Retourne te coucher, je reviens dans quelques
minutes, souffla-t-il, un sourire dans la voix.
Je hochai la tête mais ne bougeai pas pour autant.
- Je ne veux plus te quitter, murmurai-je avant
d'enfouir mon visage dans sa gorge.
- Alors je ne te quitte plus, déclara-t-il sur
le même ton.
J'étouffai un bâillement, le faisant légèrement rire
au-dessus de moi.
- Tu dis quoi d'aller dormir quelques heures et de
reparler de ça quand on aura notre quota de sommeil ? s'amusa-t-il en me
soulevant dans ses bras après nous avoir fait lever.
- Excellente idée Monsieur Masen-Cullen,
soufflai-je dans son cou pendant qu'il traversait le couloir.
Il se vautra littéralement dans le lit et je ris en le
voyant enfoncer son visage dans l'oreiller que j'occupai un peu plus tôt.
Passant un bras autour de moi, il me tira jusqu'à lui, jusqu'à ce que ma hanche
se colle à la sienne. J'étais épuisée, certes... pourtant, je n'arrivai pas à m'endormir...
et lui non plus. Son regard ne lâchait pas le mien et mon cœur battait de
manière déraisonnable.
- Tu devrais dormir un peu, conseillai-je à
Edward en dégageant une mèche de cheveux de son si beau visage.
- Toi aussi, marmonna-t-il en fermant les yeux
quand mes doigts caressèrent sa joue.
- J'ai... j'ai peur que si je ferme les
yeux trop longtemps tu disparaisses, avouai-je. Qu’à mon
réveil, je découvre que ce n’était qu’un rêve. Que je suis toujours chez Alice
à attendre de trouver les mots pour te faire revenir auprès de moi.
- Je serai là, jura-t-il en caressant ma joue
de ses doigts doux et souples de pianiste.
Il attrapa mon menton pour m’approcher de ses lèvres
et posa sa bouche sur la mienne, puis dans mon cou et descendit vers mon épaule.
- Je t'aime, chuchota-t-il contre ma peau.
Mon cœur sembla exploser dans ma poitrine et mon
ventre se retourna.
- Je t'aime aussi, murmurai-je difficilement
tant l'émotion serrait ma gorge.
Un sourire heureux se dessina sur son visage et il
embrassa une fois de plus mes lèvres, laissant traîner sa bouche sur la mienne,
jusqu’à ce que nous ayons besoin de respirer.
***
LATRP ***
Maintenant que j’avais récupéré mon futur mari,
j’aurais pu rentrer à Bruxelles, dans le but de préparer notre mariage qui
devait avoir lieu dans un peu plus de 2 mois. Je préférai pourtant rester en
Angleterre, pour ne pas avoir à m’éloigner encore une fois de l’homme que
j’aime.
Ma mère accepta avec réticence, en demandant que je
lui rende des comptes sur l’avancement des préparatifs et que je demande l’aide
de mes amies, sans oublier Lauren, mon assistante, qu’elle avait envoyé me
rejoindre accompagnée de mes 2 compagnons à 4 pattes.
Ça me donnait l’occasion d’assister au premier
Trooping the colour de Carlisle en tant que souverain et d’y voir mon homme
défiler avec les troupes dans son uniforme militaire.
Le lendemain de la parade, nous partitions pour
Windsor où nous resterions pour l’anniversaire d’Edward. Il me faudrait ensuite
rentrer en Belgique pour les festivités.
La veille de l’anniversaire officiel du roi de
Grande-Bretagne, mes parents et Mike nous rejoignirent pour participer à la
fête donnée en l’honneur de mon futur beau-père.
Le matin du samedi 14 juin, mon amoureux partit tôt
pour se préparer avec son père. Alice vint me rejoindre et nous allâmes
retrouver Rosalie et les enfants. Emmett et Jasper étaient avec Edward et
Carlisle, laissant Esmée seule, qui se joignit donc à "ses 3 filles
".
Nous nous rendîmes jusqu’au palais où nous attendaient
des calèches dans lesquelles nous montâmes toutes, ralliées par Renée et
Charles qui étaient hébergés à Buckingham. Mon frère avait préféré rester avec
les autres, souhaitant passer plus de temps pour apprendre à connaitre son
futur beau-frère et les miens, puisqu’on allait former une famille.
Les chevaux nous conduisirent jusqu’à Horse Guards en
longeant le parc de St-James, l’un des plus beau de la ville selon moi, en
particulier à cet époque de l’année.
Les beaux jours enfin installés, le parc était embelli
par des fleurs multicolores. Les cygnes du royaume, les pélicans et les canards
glissaient paisiblement sur le lac au milieu du parc et les écureuils grouillaient
d’arbre en arbre, évitant les nombreux londoniens et touristes qui s’y promenaient
ou qui étaient assis sur les bancs pour admirer la beauté de la nature en plein
centre de la ville.
- - Alors les préparatifs du mariage
avancent ? me demanda ma mère, interrompant alors
mes songes.
- - Euh … oui.
Bafouillai-je. On a envoyé les invitations par mail, ça va plus vite.
- - Par mail ? s’exclama-t-elle
surprise. Je ne suis pas sûre qu’oncle Aro ait une adresse mail, c’est un
peu trop moderne pour lui tout ça.
- - Ne t’inquiète pas pour ça. Esmée a
contacté ses parents qui nous ont alors redirigé vers votre cousin, Oncle
Santiago. C’est lui qui s’occupe de tout ce qui a trait à internet pour la
famille. Y compris l’adresse mail de contact.
Elle parut soulagée de l’entendre. Je continuai à lui
expliquer ce que j’avais fait avec Alice et Lauren, comme contacter Édouard
Vermeulen**, le plus grand créateur de mode du pays.
Lorsque les carrosses s’arrêtèrent à Horse Guards, je
remarquai alors la foule qui attendait la parade et qui applaudit à l’arrivée
de la famille. Les acclamations s’intensifièrent lorsque je descendis du
véhicule pour suivre mes parents dans le bâtiment.
Sous les conseils d’Alice, j’avais choisi de porter
une robe cintrée de couleur pêche, une couleur claire qui aurait dû m’aider à
passer inaperçue, mais c’était apparemment raté.
Je saluai le public et montai avec les autres jusqu’à
l’ancien bureau du Duc de Wellington. Une porte vitrée fut ouverte pour que
l’on puisse apercevoir Carlisle arriver sur son cheval, suivi de son escorte
parmi laquelle je reconnus Jasper et Emmett assis sur leur propre monture. Je
savais qu’Edward était dans un autre régiment et qu’en plus il défilait à pied.
J’avais hâte de l’observer depuis la fenêtre.
Je n’eus même pas besoin de regarder dehors pour
savoir qu’il arrivait. La foule était en train de scander son nom. Alice
m’attira au petit balcon pour que je puisse l’admirer.
Lorsque la parade d’anniversaire du roi fut finie,
nous retournâmes à Buckingham palace, où la tradition demandait à la famille
royale d’apparaitre au balcon.
Tandis que mes parents attendaient avec mon frère à
l’arrière, Esmée m’invita à venir avec eux assister au survol de la Royal Air
Force, aux côtés de mon fiancé.
Tandis que la masse de gens attroupée devant le palais
nous acclamait, je regardai Edward, plus sexy que jamais en uniforme. Il me fit
un sourire réconfortant et me frôla discrètement la main pour me distraire du
stress causée par la foule qui criait encore nos noms.
La journée fut tellement longue et fatigante, que nous
allâmes au lit directement à notre retour à Kensington. Le lendemain il me
faudrait préparer une fois de plus mes valises pour passer la semaine à
Windsor. Les 6 prochains jours allaient encore être fort occupés.
***
LATRP ***
Edward avait préféré que nous passions toute la
journée du dimanche au lit, prétextant que nous avions des semaines de câlins à
rattraper, pas que je m’en plaignais, bien au contraire.
Ainsi j’avais dû emballer mes affaires dans la
précipitation et j’avais peur d’avoir oublié quelque chose. Lauren était déjà
partie pour Windsor avec Alice, emmenant Poppy et Paco.
Dès que nous fûmes prêts, une voiture nous conduisit
au château de Windsor. Alice et Emmett s’étaient vus offrir une demeure chacun
sur le domaine. Elle leur avait été attribuée par la défunte reine à leur
mariage. Edward était donc obligé de logé au château, une forteresse médiévale imposante
qui avait été en partie détruite à plusieurs reprises, notamment par un
incendie il y avait presque 40 ans et avait été ensuite reconstruite comme à
chaque fois.
Mon fiancé nous avait heureusement trouvé une chambre
assez éloignée de celle de ces parents. D’ailleurs si Elizabeth était encore
là, elle aurait été horrifiée à l’idée que nous partagions la même chambre,
encore moins aussi reculée des autres.
L’architecture était assez intéressante, différente à
l’intérieur de l’extérieur. C’était la première fois que je mettais un pied dans
cette immense bâtisse, alors que j’étais venue quelques fois à Frogmore qui se
trouvait à peine à moins d’un km à pied.
- - Vous êtes enfin là !
s’exclama Esmée avec enthousiasme en nous voyant.
- - Edward ne m’a pas laisser faire mes
valises hier, lui dis-je. J’ai donc dû les faire hier
et ça nous a mis en retard !
- - Balance ! rouspéta
celui-ci. C’est sournois de m’accuser devant ma mère.
- - Mais tu m’aimes quand même ? lui
demandai-je en faisant les yeux doux.
- - Mais bien sûr mon amour, me
dit mon fiancé. Mais ça valait le coup d’être en retard, tu ne trouves
pas ? ajouta Edward avant de m’embrasser.
- - Je n’ai jamais dit le contraire.
- - Vous êtes vraiment adorables tous les
deux, nous interrompit ma future belle-mère.
- - Mais c’est bien pour ça qu’on se
marie dans moins de 2 mois, Maman ! lui rétorqua son fils
avec un grand sourire en me serrant contre lui.
- - Allez déposer vos affaires dans la
chambre et changez-vous ! on vous attend pour déjeuner, le repas sera
bientôt prêt.
- - A vos ordre Majesté ! répondit
Edward à sa mère, puis me tira par la main.
Comme la cousine de ma mère nous avait sommer de
faire, nous rangeâmes nos bagages et mîmes des vêtement plus adéquats pour un
repas en famille. Je troquai donc mon short et mon jersey pour une robe à
fleurs simple mais plus convenable.
***
LATRP ***
Le lendemain de notre arrivée, commençait ce qu’on
appelle en Angleterre le Royal Ascot. C’était un prestigieux meeting
d’équitation qui se déroulait à l’hippodrome d’Ascot tous les ans. Chaque jour
la famille royale participait à la procession qui ouvrait la journée de courses
hippiques, en début d’après-midi.
La tradition exigeait que les femmes soient bien
habillée et portant un chapeau féminin, tandis que les hommes devaient mettre
un chic pantalon et une jaquette gris, noir ou bleu-marine, avec un chapeau
haut-de-forme.
Etant donné que c’était mon premier meeting, les
filles étaient venues au château accompagnées d’Angela, pour me choisir des
vêtement et éviter que je m’habille pareil 2 fois dans la semaine. Ainsi, elles
avaient opté pour que je porte une robe bleu bleuet à petits pois en velours
avec des manches transparentes, crée par Elie Saab, plus le chapeau assorti.
Elles avaient même déjà préparé mes robes pour les
autres jours et me prêteraient des chapeaux qui s’accorderaient avec chacune
d’entre elles. Deux de celles-ci avaient été créées par une maison de couture
britannique que j’affectionnais beaucoup, en plus de celle du créateur belge
qui allait réaliser ma robe de mariée et qui l’avait déjà fait pour ma tante
Sue lorsqu’elle avait épousé Harry, peu de temps après ma naissance.
Nous passâmes une bonne partie de nos après-midi à
l’hippodrome pour assister aux courses. Edward et sa famille étaient des
amateurs de chevaux et en possédaient quelques-uns qui couraient régulièrement
à Ascot.
La première journée, nous nous rendîmes à l’hippodrome
en parcourant les 12 km qui le séparait du château, dans les traditionnelles
calèches de la cour qu’on appelait landaus. Toutefois les jours suivants, nous
prîmes la voiture pour y rejoindre Carlisle et Esmée.
Le vendredi, Edward fut accosté par tous ceux que l’on
croisait, voulant lui souhaiter son anniversaire. Cette année, pour ses 31 ans,
il avait été décidé qu’il organiserait une simple soirée avec la famille et les
amis proches. Deux ou trois journalistes seraient présents pour rapporter la
réception dans les tabloïds, ce qui avait incité Alice à nous emmener une
matinée faire du shopping dans la ville, accompagnées de garde du corps peu
discret, ce qui avait évidemment attirer l’attention de la foule, intéressée de
me voir de près.
De nos jours, ça n’était pas courant de voir 2 grandes
maisons royales s’unir. Par conséquent, mon mariage avec leur prince bien-aimé
les appelait à la curiosité.
- - Princesse Isabella !
m’appela une jeune fille. Tout va bien avec le prince Edward ? me
demanda-t-elle en anglais.
Je me tournai vers elle
et la regardai avec un grand sourire pour la rassurer. J’imaginais qu’elle
avait dû lire la presse people pendant notre dispute, comme ceux que j’avais
aperçus à mon arrivée chez Alice et qui laissaient présager à une séparation.
- - Tout va bien,
s’exclama Alice. Le mariage aura bien lieu, désolée mesdemoiselles !
- - Alice ! grogna
Rosalie. Calme tes ardeurs, bon sang !
- - Mais il faut bien décourager ces
filles qui pensent encore qu’elles ont leur chance.
Alice, excentrique et rebelle, n’avait jamais approuvé
les préceptes de sa grand-mère. Elle aimait dire ce qui lui passait par la tête
et ne s’en privait pas. En tant que future reine consort, Rose était plus
discrète que sa belle-sœur. Mais d’après les dires de Jasper, qui avait grandi
avec elle, elle avait toujours été une jeune fille plutôt réservée et
traditionnaliste.
Me souvenant que j’avais apporté avec moi une paire
couleur saumon de mes chaussures fétiches, j’avais donc eu l’idée d’acheter une
tenue qui matcherait avec les escarpins de ma collection en dentelle de Dolce
& Gabbana.
Dès lors j’avais trouvé une longue robe rose orangé en
soie recouverte de tulle, avec le col et
des bretelles, tombant sur mes épaules, qui étaient brodés et décorés de
perles. Nonobstant mon appréhension de faire de l’ombre à mon homme, mon amie
avait applaudi mon choix.
Le meeting d’équitation termina le samedi après-midi
et le soir, la réception donnée en l’honneur du 31e anniversaire
d’Edward commença.
Pour l’occasion, ses anciennes connaissances étaient venues
de Los Angeles, où mon fiancé avait passé quelques années. Je reconnus
également Angela et Eric Yorkie parmi les invités.
Les 2 sœurs Rostova étaient également présentes. Je dû
faire un gros effort pour contenir ma jalousie. Mais comme il me l’avait dit,
il ne regardait plus que moi à présent. De plus, c’était la plus jeune d’entre
les russes qui était dangereuse. Heureusement, personne ne l’avait invitée,
après qu’il eut été avéré qu’elle avait aidé Jessica dans le sabotage de mes
fiançailles.
Un repas délicieux fut servi, suivi d’une pièce montée
avec 31 bougies. Puis la fête se poursuivi avec un bal durant lequel l’invité
d’honneur me fit valser à maintes reprises.
Ensuite la nuit se termina dans notre chambre en
commençant par un langoureux baisé, pour finir nus sous la couette, lui enfoui
en moi tandis qu’il m’envoyait au 7e ciel.
* le
Berkshire est un comté (division administrative) anglais où se trouve Windsor
et Ascot.
**
Édouard Vermeulen, qui possède la maison de couture Natan, est le créateur
belge le plus renommé. Il habille notamment la reine Mathilde et a créé sa robe
de mariée pour son mariage avec le prince Philippe, devenu roi depuis. Les
tenues portée par Renée dans mon histoire, sont en fait celle que porte la vrai
reine belge. Vous pouvez en voir quelques-unes sur mon blog (voir le lien sur mon profil).
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LATRP ***

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