jeudi 20 février 2025

Chapitre 22 : Soupçons

 Mai 2031

Cela faisait plusieurs jours que je n'avais pas de ses nouvelles. Il ne répondait pas à mes messages et refusait mes appels. Sa mauvaise manie de me ghoster quand il était mécontent commençait à me tracasser profondément. J'avais peur de l'avoir perdu, j'avais besoin de savoir mais j'ignorais ce que je devais faire. Il était ma première vraie relation sérieuse, le seul homme que j'avais jamais aimé.

Je craignais qu'il m'annonce vouloir rompre nos fiançailles et devoir donc annuler le mariage.

Jessica m'avait même accusée d'être plus déçue par la possibilité de ne pas pouvoir accéder au trône, plutôt que celle d'avoir perdu l'homme que j'aimais. J'avais des envies de meurtre en la voyant, mais je devais m'abstenir si je ne voulais pas en plus avoir mon frère sur le dos, maintenant qu'elle était enceinte. Cela avait été confirmé par son médecin et Mike était super heureux de la nouvelle.

Même Poppy sentait que j'étais triste, car elle venait encore plus souvent que d'habitude se coller contre moi pour me réconforter. Ses câlins m'apaisaient, jusqu'au message ou à l'appel suivant qui était à nouveau sans réponse et alors je replongeais à nouveau dans ma déprime. Dans ces cas-là, même Paco n'arrivait pas à me consoler.

- Votre Altesse, je peux faire quelque chose pour vous ? me demanda ma secrétaire.

- Merci Lauren, mais à moins de trouver ce que mijote ma belle-sœur, je ne pense pas que vous pouvez faire grand-chose ! lui avouai-je toujours les larmes aux yeux.

- En effet, pour ça je ne peux pas vous aider, mais ça me fait de la peine de vous voir si malheureuse. N'y a-t-il pas un moyen d'arranger la situation ?

-Alice pourrait peut-être ! suggérai-je. Pouvez-vous l'appeler pour moi ? Je ne suis pas en état de lui parler au téléphone.

- Bien sûr Votre Altesse, je fais ça tout de suite !

Elle sortit de mon salon, pour aller sans doute contacter mon amie pour moi depuis mon bureau et revint quelques minutes plus tard.

- Votre Altesse, j'ai eu Lady Whitlock au téléphone, me rapporta Lauren.

- Bien, répondis-je. Qu'a-t-elle dit ?

- Elle célèbre ses noces de coton très prochainement, elle viendra vous voir après.

- Zut ! m'exclamai-je. J'avais totalement oublié son premier anniversaire de mariage !

- Pour être honnête avec vous Mademoiselle, je trouve ça tout à fait normal de ne pas y avoir pensé, sachant que vos noces sont peut-être en danger !

- Mais connaissant Alice, elle pourrait se vexer. Mais elle a dit qu'elle allait venir ?

Elle acquiesça et je fus soulagée de sa confirmation. Je lui priai ensuite de trouver un présent pour mon amie, ce qu'elle s'empressa d'aller faire.

L'arrivée de ma meilleure amie la semaine suivante m'apporta un peu de baume au cœur.

-J'ai parlé avec Edward avant de venir, me confia-t-elle. Je comprends qu'il soit fâché, même s'il aurait au moins pu répondre à un de tes messages !

- Est-ce qu'il envisage de rompre ? la questionnai-je.

- Oh Bella, bien sûr que non ! En tous cas, pas que je sache. Il est juste déçu pare ton manque de confiance. Qu'est-ce qui t'a pris de faire une crise de parano ?

- Les hormones je penses, confessai-je. Je n'ai pas pu maitriser mes émotions. Je suis novice dans ce type de relation, je n'ai pas pu gérer ce que je ressentais. Je suis certaine que Jessica y est pour quelque chose dans cette histoire !

- Tu es sure que ce n'est pas ta paranoïa qui parle ? Pourquoi tu la soupçonnes ?

Je lui racontai toutes les fois où ma belle-sœur m'avait chauffée dans les couloirs ou lorsque nous n'étions que nous deux. Qu'elle m'avait avoué à plusieurs reprises que pour elle, je ne ferais pas une bonne reine et que Michael serait meilleur pour régner, car il l'aurait à ses côtés. Puis je lui fis part de ce que j'avais vu après ma dispute avec Edward : Jessica qui semblait s'éloigner de nous à toute vitesse, me laissant croire qu'elle nous avait espionnés.

- Jessica veut être calife à la place du calife ! Plaisanta Alice. J'ai une solution pour trouver ce qu'elle est en train d'échafauder. Je vais la suivre !

- Toi, la suivre ? m'étonnai-je. Et comment comptes-tu faire sans qu'elle te voie ?!

- Je ne vais pas me cacher, elle ne se méfiera même pas de moi.

- J'oubliais qu'elle te considère comme SA meilleure amie ! raillai-je.

Le lutin prépara son plan pour suivre discrètement la sorcière, sans qu'elle ne comprenne qu'elle était espionnée. Tandis qu'Alice fliquait la mégère, je restai impatiemment dans mes appartements à attendre qu'elle revienne avec de bonnes nouvelles pour moi.

Après 3 jours de filature, elle revint avec un grand sourire, sautant comme une puce surexcitée et me montrant son téléphone mobile qu'elle tenait allumé sur une photo. De loi, je ne distinguai pas ce qu'elle avait photographié, mais lorsqu'elle me le tendit sous le nez, j'eus l'heureuse surprise de trouver ce que j'attendais depuis des mois pour la faire tomber.

Elle n'avait pas été très discrète apparemment. Alice l'avait prise sur le fait en train de prendre un homme dans ses bras. Je ne le reconnus pas, il ne s'agissait donc pas d'un membre de sa famille. Alors pourquoi voyait-elle cet homme en cachette, si ce n'était un amant.

- La façon dont elle le regarde, me fait penser qu'ils sont amants, suggéra-t-elle.

- C'est ce que je me disais aussi. Alors on fait quoi maintenant ?

- Tu lui impose un test de paternité ou tu montres cette photo à ton frère !

Ma future belle-sœur transféra la photo sur mon téléphone. Je fis tout d'abord quelques recherches sur internet et me dirigeai ensuite vers leur demeure du Stuyvenberg, afin de demander des comptes à la femme de mon frère. Heureusement pour moi, elle était seule.

- Isabella ! Que me vaut le déplaisir de te voir chez moi ? me dit-elle à mon arrivée.

- Déjà, ce n'est pas chez toi ici, c'est à l'État qui vous prête le château. Et puis je suis ici pour ça ! ajoutai-je en lui montrant la photo prise par Alice transférée sur mon IPhone.

- Qu'est-ce que c'est que cette plaisanterie ?! s'emporta ma belle-sœur.

- Malheureusement, ça n'en est pas une ! lui répondis-je. En fait, je soupçonne que cet homme soit ton amant et peut-être même le géniteur de ton enfant !

- Balivernes ! Tu n'as aucune preuve !

- Mais justement, c'est pour ça que je suis ici. Tu vas me la donner la preuve ou je te garantis que je montre cette photo à ton mari ! Alors tu vas me faire le plaisir de faire un test ADN !

- Ça ne va pas dans ta tête de parano ! se fâcha-t-elle. Je refuse de céder à cette ignominie !

- Oh mais tu vas le faire ou je dis tout à mon frère ! la menaçai-je une fois de plus.

- De toute façon c'est trop tôt pour faire un test de paternité, pensa Jessica.

- Figure-toi, que j'ai fait des recherches et c'est possible à partir de la 8e semaine.

- Mais c'est trop risqué ! Tu veux que je fasse une fausse couche en fait !

- Pas du tout, la rassurai-je sournoisement. Avec un test non invasif, il suffit juste d'une prise de sang. On peut y trouver l'ADN du fœtus et le comparer avec celui de Michael.

Je m'étais renseignée avant de venir la trouver, sur les différents tests de paternité possibles et celui que je lui proposais était fiable à 99,9 % et sans danger pour le bébé.

- C'est illégal et je ne donnerai pas mon accord ! s'entêta-t-elle encore.

- Ça suffit !me fâchai-je. Si tu n'as rien à cacher, tu vas le faire, ou je vais m'assurer que mon frère demande le divorce pour adultère, et tu te retrouveras sans rien et publiquement humiliée !l'avertis-je une bonne fois pour toute, espérant qu'elle marche dans ma combine.

- C'est ta vengeance pour les photos ?! m'interrogea-t-elle avec colère.

- Alors c'était bien toi qui as manigancé tout ça, n'est-ce pas ? J'avais raison depuis le début !

Elle venait enfin d'avouer à demi-mot qu'elle était responsable du quiproquo qui avait causer les tensions entre mon fiancé et moi, ce que j'avais deviné depuis le début de cette mascarade.

Elle accepta avec réticence de faire le test qui revint quelques jours plus tard avec une mauvaise surprise. Il était positif et Mike était donc bien le père de son enfant, à moins qu'elle n'ait pu trafiquer les résultats. Ce soupçon s'avéra fondé, lorsque je reçu une lettre anonyme peu de temps après, qui me signifiait qu'elle avait fait l'échange de l'ADN de son mari avec celui de son amant.

J'allai donc trouver l'infirmière qui avait pratiqué les examens et la priai de me dire la vérité, sous peine de poursuites judiciaires. Cela lui fit peur et la poussa à confirmer mes doutes.

Je décidai donc de parler à mon frère et de lui montrer la photo d'Alice pour lui prouver que ma méfiance envers sa femme était justifiée. Il alla ensuite lui demander des comptes à son tour et exigea un nouveau test, cette fois supervisé par un homme de confiance de la famille.

Ce deuxième test revint négatif, comme je l'avais pressenti. Mike n'était ainsi pas le père.

Ce dernier demanda donc à la sorcière de quitter la résidence sans délai, la sommant de laisser une adresse à laquelle lui envoyer les documents pour sa demande de divorce.

Ding-Dong! The Witch Is Dead !*

Après toute cette péripétie, Alice repartit en Angleterre où je la suivis, avec pour plan de m'excuser auprès d'Edward et de me mettre à genoux devant lui si ça s'avérait nécessaire.
Mais au lieu de me rendre directement à Londres, je restai d'abord loger à Windsor.

*** LATRP ***

[PDV Edward]

Cela faisait maintenant quelques semaines que je n'avais plus adressé la parole à Isabella. Le fait qu'elle n'avait pas foi en moi et qu'elle pense que je continue à flirter avec d'autres femmes, me contrariaient. Je n'avais donc pas envie de lui parler, tant qu'elle ne s'excusait pas.

J'avais appris par ma sœur qu'elle déprimait et l'avait fait appeler pour aller la réconforter. J'espérais qu'Alice arriverait à la raisonner et 'à lui faire prendre conscience de son erreur.

Alors que le lutin était encore à Bruxelles, Rosalie vint me voir pour me remonter le moral. Ma fiancée n'était pas la seule à souffrir de cette distance entre nous dont elle était la cause.

- Edward ! râla ma belle-sœur. Tu ne vas quand même pas t'enfermer dans tes appartements jusqu'à ce qu'Isabella admette qu'elle ait fait une boulette ?!

- Laisse-moi tranquille, Rose ! grognai-je. Je n'ai pas envie de discuter de ça.

- J'ai eu Alice au téléphone, m'annonça-t-elle. Il semblerait que Jessica soit responsable de tout ça et elles essaient de la faire tomber.

- Elle a compris que je n'ai rien fait de mal ! Pourquoi ne vient-elle pas s'excuser ?

- Je crois qu'elle attend d'avoir toutes les preuves contre sa belle-sœur avant de venir, sinon Alice serait déjà rentrée. Je pense qu'elles arriveront ensemble.

J'étais soulagé de savoir que Bella avait enfin compris que je n'y étais pour rien. Si Jessica était bien responsable de tout ce merdier, j'espérais qu'elle allait payer. Mais j'étais certain que ma future femme allait veiller à ce que cette pimbêche soit réellement sermonnée, voire plus.

Quelques jours plus tard j'appris que ma sœur était de retour à Windsor, et comme Rose l'avait pensé, Elle était revenue accompagnée de son amie. J'attendis donc que la femme que j'aimais vint enfin me voir pour demander pardon. J'avais hâte de savoir ce qui était advenu de Jessica.

*** LATRP ***

* Ding-Dong! The Witch Is Dead ! = expression tirée du Magicien d'Oz : « la Sorcière est morte ! » Jessica n'est pas vraiment morte, mais en tous cas, on n'en entendra plus parler ! -) Prochain chapitre: réconciliation… sur l'oreiller? LOL Mais il faudra encore patienter.

Chapitre 21 : Manigances


Mars - avril 2031

[PDV Jessica]

Je ne supportais plus son regard mielleux à chaque fois qu'elle voyait Edward, ça me rappelait que mon plan n'avait toujours pas pu se réaliser pour les séparer une bonne fois pour toute.

Ils allaient même donner un bal en l'honneur de leurs fiançailles. Écœurant !

Pendant qu'ils étaient tous occupés dans les préparatifs de leur sauterie à Laeken, je m'éclipsai pour me rendre à Londres en toute discrétion. Personne ne devait découvrir où j'allais.

J'avais essayé de contacter les sœurs russes, afin de demander leur aide pour empêcher ce fichu mariage. Mais il semblerait que les 2 ainées Romanova se soient résignées à ne jamais récupérer Edward. Seule Irina se montrait intéressée par mon projet.

Elle n'avait pas apprécié quand Edward l'avait rejetée après avoir dansé avec elle pour rendre Isabella jalouse. Bien que ça s'était passé il y a neuf mois, elle avait la rancune tenace.

Je me tenais donc en bas de son immeuble et attendais qu'elle m'ouvre, après l'avoir prévenue que j'étais là. Lorsque le buzzer retentit, la porte d'entrée se débloqua et je pus enfin entrer.

- Bonjour Irina, la saluai-je lorsqu'elle m'accueillit dans son appartement.

- Votrrrre Altesse, répliqua-t-elle avant de m'emmener dans son salon. Asseyez-vous, m'invita-t-elle alors. Donc, que me vaut votrrre visite ?

Elle allait droit au but apparemment. J'aimais ça.

- Vous voulez le prince Edward ? Je souhaite justement qu'il rompt ses fiançailles !

- Mais quel est votrrre intérrrrêt dans tout ça ? demanda-t-elle.

Son accent russe était encore plus prononcé que celui de ses sœurs, malgré qu'elle avait peu connu sa mère patrie.

- Je ne souhaite pas qu'Isabella se marie ! répondis-je sèchement.

- Pourrrrquoi ça ?

- Parce que si elle n'est pas mariée avant son anniversaire, elle ne montera pas sur le trône et c'est donc son frère qui deviendra roi ! annonçai-je avec un rictus.

- Oh ! Donc vous qui deviendrrrez rrreine alorrrrs ?

- En effet, affirmai-je avec un sourire. Alors vous voulez m'aider à les faire rompre ?

- Bien sourrrr ! Je souis parrrrtente !

Elle demanda à un ami louche de fouiller dans la vie d'Edward pour y trouver quelque chose qui ne plairait pas à ma belle-sœur. Lors d'une de ses filatures, l'homme prit le prince en photo avec son frère et Angela, puis il trouva une photo de lui assez proche avec une femme qui n'était pas sa fiancée. Sans se préoccuper de quand ça datait, il l'envoya anonymement à la presse, ainsi que celle qu'il avait prise avec la fille Webber, en supprimant délibérément Emmett de l'image.

Elles furent publiées quelques jours plus tard en couverture d'un magazine qui accusait donc le duc de Sussex de tromper sa fiancée belge. Juste ce que je voulais.

La sœur de mon époux tomba dans le panneau, lorsque le lendemain de leur soirée, je les entendis se quereller et qu'il partit furieux. Notre stratagème fonctionnait. Il fallait juste attendre qu'ils rompent pour de bon, ce qui était en bonne voie.

*** LATRP ***

[PDV Bella]

Tandis que je préparais ma fête de fiançailles, je m'aperçus que Jessica s'était envolée. Je la soupçonnais de manigancer quelque chose, mais j'ignorais quoi. Je décidai d'aller voir mon frère.

- Isabella tu vas trop loin ! se fâcha-t-il lorsque je lui fis part de mes soupçons.

- Mais Mike, c'est quand même bizarre qu'elle ait disparu sans prévenir ! insistai-je. Je sais qu'elle mijote quelque chose. Elle ne peut pas avoir abandonné l'idée de devenir reine !

- Ça suffit ! s'énerva Michael. Je t'ai défendu la dernière fois qu'elle a fait une scène, mais ce n'est pas une raison pour venir encore médire sur ma femme !

- Elle te cache des choses ! Elle m'a clairement fait savoir son désir d'être reine !

- Tu ne l'es pas encore ! Alors arrête et sors d'ici ! m'expulsa mon frère.

Mais quel toupet ! pensai-je.

Me rabâcher que je ne suis pas encore reine, simplement parce qu'il ne veut pas admettre qu'il ignore où se trouve sa femme, et ne veut pas savoir ce qu'elle prépare.

Peut-être que ça l'arrangerait, tout compte fait, de régner à ma place.

La soirée en l'honneur de nos fiançailles arriva. Je revêtis une nouvelle tenue achetée pour l'occasion. C'était une longue robe sirène bleu turquoise en soie recouverte de dentelle.

- Tu es magnifique, me souffla Edward. Je ne vais pas tenir la soirée en te voyant dans cette robe ! ajouta-t-il en essayant de rajuster son pantalon.

- Tu es sublime aussi dans ce costume vert ! répliquai-je en me léchant les lèvres. Il fait ressortir la couleur de tes yeux.

- Si tu continues à me regarder ainsi, Isabella, je ne réponds plus de moi ! me dit-il.

- Il faudra attendre après la réception, le décourageai-je avec un clin d'œil.

Il me fixa ensuite avec son regard noir, mélange d'excitation et de déception.

La soirée se passa comme sur des roulettes, à l'exception du retour de la sorcière au palais.

*** LATRP ***

Quelques jours plus tard, alors que je faisais des recherches sur le net, je fis une visite sur les réseaux sociaux et tombai sur des photos qui attirèrent mon attention, mais pas en bien.

Sur l'une des deux images, on voyait clairement Edward flirté avec une fille dont je savais que ce n'était pas moi. Sur la suivante, il enlaçait mon amie Angela.

Elles apparaissaient apparemment en couverture d'un des torchons qu'il ne fallait pas prendre au sérieux. Mais c'était titré qu'Edward n'avait pas arrêter de courir après les femmes, malgré qu'il était définitivement casé. Et qu'il m'était donc infidèle avec toutes les filles qui l'approchaient.

Je n'avais jamais essuyé de scandale dans toute ma vie. J'étais la princesse parfaite et ennuyeuse, qui n'intéressait d'habitude pas les médias. Mais depuis que j'avais rencontré Edward, j'étais apparue quelques fois dans les magazines. Bien que je ne figurais pas sur les photos, il était mentionné que j'étais trompée et ça me fit tellement mal, que je ne me préoccupai pas si je l'étais ou non. Les émotions m'envahirent et je ne pus me contenir. Je ne maitrisais plus rien et partis demander des comptes à mon fiancé qui était encore à Bruxelles.

J'étais tellement en colère, vexée et me sentais humiliée, que je m'en pris à Edward sans vraiment l'écouter. Lui aussi semblait furieux. Mais était-ce parce qu'il avait été découvert ou à cause de mon manque d'assurance. Après tout, c'était un tombeur avant que l'on ne se rencontre.

Ce n'était pourtant pas en lui que je manquais de confiance, mais en moi. Il pouvait avoir n'importe quelle fille. Et si une belle femme l'approchait et tentait de le séduire, pourrait-il résister ?

- Bon sang Isabella, tu ne peux donc pas croire en moi ?! éclata Edward.

- C'est en toutes ces filles qui te tournent autour, que je n'ai pas confiance et ces paparazzi qui ne loupent jamais une occasion de te prendre en photo avec ces pimbêches blondes !

- Mais Angela n'est pas blonde, me fit-il remarquer. C'est juste une amie de la famille et c'est censé être ton amie également, tu ne lui fais pas confiance ?!

Je secouai la tête pour me ressaisir mais il dût prendre ça pour une réponse négative.

- Puisque c'est ça, je rentre à Londres ! déclara-t-il, puis s'en alla.

J'entendis soudainement des bruits de talons s'éloigner et me retournai. J'aperçus une femme de dos qui semblait se hâter de prendre ses distances. Je ne fus pas certaine à 100 %, peut-être était-ce ma paranoïa, mais je crus reconnaitre la démarche de ma belle-sœur.

Elle avait probablement assisté à la scène et devait s'en réjouir. Était-ce elle qu'il fallait blâmer pour toute cette mascarade dans la presse ? Même si elle refuserait de répondre, il fallait que je tente de l'interroger, quitte à me mettre mon frère à dos encore une fois.

- C'est toi qui as comploté tout ça, n'est-ce pas ?! l'accusai-je.

- Pourquoi je ferais ça et comment veux-tu que j'en sois capable ! répondit Jessica.

- Je t'ai vue ! lui avouai-je. Tu nous espionnais pendant notre dispute !

- Mais non, réfuta la garce. Je ne vois pas de quoi tu parles. Peux-tu arrêter de me harceler, je dois éviter le stress à présent. Je suis enceinte !m'annonça-t-elle alors.

- Isabella, cesse tes enfantillages et retourne au palais ! s'énerva mon frère. Je ne veux plus te voir. Tu me feras le plaisir de ne plus t'approcher de nous à présent !

Bouche-bée, je quittai leur résidence et repartit vers le château sans trop savoir que dire. Je ne pouvais pas prouver qu'elle avait manigancer tout ça et je n'en étais même pas sûre. J'avais juste un pressentiment que cela faisait partie de son plan pour m'évincer du trône qu'elle voulait pour Mike. Et maintenant qu'elle prétendait être enceinte, je ne pouvais plus la harceler pour qu'elle parle.

Et maintenant, j'avais possiblement perdu mon amour à cause de mes angoisses.

*** LATRP ***

Chapitre 20 : Saint-Valentin

 

 Février 2031

[PDV Edward]

Tout d'abord, avant de me rendre à Bruxelles pour voir Charlie, en tant que membre de la famille royale, je devais d'abord demander officiellement l'accord de mon souverain pour demander en mariage la femme que j'aimais.

Ainsi, je me dirigeai vers Buckingham, où je savais pouvoir trouver mon père. Contrairement à sa mère avant lui, il souhaitait rester disponible pour sa famille, autant que pour le peuple.

- Bonjour fils, me salua Carlisle lorsque j'entrai dans son bureau. Que me vaut le plaisir de te voir ici ? Un souci avec Isabella ?

- Non Papa, pas de souci, répondis-je. Mais c'est bien à propos d'elle que je suis là.

- Ah, je vois ! s'exclama mon père peu surpris. Je m'y attendais mais pas aussi tôt.

- Tu sais pourquoi je viens te parler ? m'étonnai-je.

- Je suppose que tu viens me demander l'autorisation de demander sa main ?

- Euh… en effet ! Tu penses que c'est trop tôt ?

- Si tu es sûr de toi, je ne vois pas pourquoi je te le refuserais !

- Je le suis !confirmai-je. Je l'aime et je veux passer le reste de ma vie à ses côtés.

- Ta mère sera ravie ! dit-il avec un grand sourire. Tous ses enfants seront mariés ! Mais au préalable, il te faut aller voir Charlie à Bruxelles, ajouta-t-il.

- C'était bien mon intention, le rassurai-je.

Je retournai ensuite à Kensington préparer mes affaires et pris le train en direction de la capitale belge, d'où je partirais pour rejoindre Bella à Paris, espérant ne pas la croiser.

Lorsque j'arrivai enfin en gare du Midi, je sortis incognito pour trouver un taxi et me rendre au palais royal, résidence administrative et lieu de travail du roi des Belges.

Arrivai à la grille d'entrée, je montrai pattes blanches et demandai à voir le roi Charles.

- Edward ! m'accueillit mon futur beau-père. Que me vaut cette surprenante visite ?

- Je viens vous demander quelque chose de délicat, répondis-je. Je voulais vous le demander face à face et en toute discrétion. Je ne souhaite pas croiser Bella avant de la retrouver à Paris.

- Oh ! Dis-moi mon garçon. Je t'écoute !

- Je souhaiterais épouser votre fille et voudrais avoir votre accord avant.

- Ah…s'étonna le roi belge. J'imagine que si tu viens me voir maintenant, c'est que tu envisage de faire ta demande quand vous serez tous les deux à Paris ?

- Effectivement, affirmai-je. Paris a une grande signification pour nous.

- Je suppose que tu aimes ma fille ?

- Bien sûr, de tout mon cœur.

- Et tu es résolu à la seconder lorsqu'elle me succédera !

- Je le suis, déclarai-je avec certitude.

- Dans ce cas, j'approuve. J'espère pour toi qu'elle dira oui, me dit-il d'un clin d'œil.

Je l'espérais aussi, mais je ne voyais pas ce qui la pousserait à refuser.

Je savais déjà quelle bague j'allais lui offrir. Elle m'attendait à la bijouterie de chez Cartier sur la Place Vendôme. Je leur avais téléphoné pour demander s'ils avaient ce que je désirais.

A la suite de ma conversation avec Charles, je pris le prochain TGV pour la capitale française.

Quand j'arrivai en gare, je reçu un appel pour m'avertir que Bella venait d'arriver au George V. je passai en premier lieu chercher le bijou, avant de rejoindre ma douce à l'hôtel.

*** LATRP ***

13 février 2031

[PDV Bella]

Je finis de préparer ma valise pour le weekend que j'allais passer à Paris avec mon chéri.

Mon train partait assez tôt, je voulais avoir le temps d'arriver et de me préparer pour notre première soirée en amoureux.

J'emballai ma super longue robe rouge sexy dans une housse. J'avais dû acheter une place supplémentaire dans le train, afin d'être sûre que je pouvais la garder près de moi. Je voulais éviter de la laisser avec les bagages et qu'elle finisse toute froissée, ainsi que mon tailleur pantalon rouge que je souhaitais porter pour ce soir même.

Edward n'avait pas voulu me le dire. J'ignorais complètement ce qu'il nous avait concocté pour ce séjour dans la capitale française. J'avais pourtant essayé de lui tirer les vers du nez.
La seule chose que je savais, c'est qu'il nous avait réservé une suite au George V, un hôtel 5 étoiles du groupe hôtelier de luxe Four Seasons, qui se trouvait non loin des Champs Élysées.

Lorsque j'arrivai en gare du Nord, un chauffeur m'attendais sur le quai pour m'amener jusqu'au palace en voiture. Dès qu'il s'arrêta devant, un groom m'ouvrit la porte, tandis qu'un bagagiste sortit ma valise du coffre du véhicule et emporta la housse que je tenais encore entre mes bras.

- Bienvenue au Four Seasons George V Votre Altesse, m'accueillit le réceptionniste.

- Bonjour, répondis-je. Est-ce que le prince Edward est déjà là ?

- Pas encore, Madame. Mais il m'a prié de vous conduire à votre suite dès votre arrivée.

Il fit signe à l'employé qui s'occupait de mes bagages de m'accompagner à la chambre.

- Bon séjour chez nous Votre Altesse, me déclara le bagagiste avant de repartir.

- Merci, dis-je en lui tendant un pourboire pour signifier qu'il pouvait me laisser.

En attendant que mon homme arrive, je rangeai mes affaires en accrochant mes vêtements dans la penderie et mon nécessaire de toilette dans la salle de bain. Je fis vite fait le tour de la suite et m'assis dans le salon. Le canapé était si confortable que je m'y endormis rapidement.

- Bonjour mon Amour, entendis-je son doux ténor murmurer et ouvris donc les yeux.

- Oh tu es enfin là ! m'exclamai-je encore à moitié endormie.

- Désolée de ne pas avoir été là plus tôt, s'excusa-t-il. J'avais pas mal de choses à faire avant de pouvoir te rejoindre. Alors… déjà bien installée, je vois ! il ajouta avec un sourire en coin.

- J'étais tellement excitée de te revoir que j'ai peu dormi cette nuit, racontai-je.

- Tu préfères qu'on reste dans la chambre ce soir ?

- Je ne veux pas gâcher ce que tu as préparé ! En revanche, je prendrais bien un café pour m'aider à me réveiller.

Il sonna donc à la réception pour me commander un café et un thé pour lui, puis vint s'assoir dans le divan et me serra contre son corps musclé réconfortant et m'embrassa délicatement.

Après que le room service fut passé avec nos boissons, j'ingurgitai mon café rapidement et commençai à m'apprêter pour notre première soirée en amoureux.

J'enfilai mon tailleur pantalon rouge, tandis qu'Edward revêtit un costume bleu foncé, avec une cravate assortie à la couleur de ma tenue, ce qui n'était pas sciemment voulu d'après lui.

- Le rouge te rend encore plus belle ! me lâcha mon amoureux.

- Le bleu ne te va pas trop mal non plus, répliquai-je.

S'il me trouvait belle en rouge, j'adorais le voir porter du bleu qui faisait ressortir les reflets cuivrés de ses cheveux.

Quand l'ascenseur parvint en bas, il posa sa main sur mon dos et me dirigea vers la sortie. Une voiture nous attendait dehors, et nous emmena sur les quais de la Seine. Nous montâmes à bord d'un petit bateau privé, où nous attendait un luxueux diner en tête à tête sur le fleuve.

Après la petite croisière parisienne nocturne, nous retournâmes à l'hôtel pour y faire l'amour.

Au réveil le lendemain matin, je sentis quelques courbatures, mais rien qui ne pouvait m'empêcher de profiter de son corps à nouveau.

- Joyeuse Saint-Valentin mon Amour, me dit Edward à son réveil.

- Joyeuse Saint-Valentin à toi aussi mon beau prince charmant, lui dis-je également.

Il m'attrapa, se retourna sur le dos pour me poser sur lui et m'embrassa avec ferveur. J'adorais être réveillée de cette manière et rêvais de l'être chaque matin pour le reste de ma vie.

Je me blottis contre son torse ferme et embrassai chaque parcelle de la peau de son cou.

- Mon cœur… si tu continues, on ne quittera jamais ce lit ! grogna-t-il.

- C'est bien mon intention, avouai-je entre deux baisers.

Ainsi nous restâmes une bonne partie de la journée au lit à faire des folies.

- Il est temps de sortir du lit et de nous préparer, lança mon homme vers 16 heures.

- Je resterais bien un peu plus longtemps, me lamentai-je.

- Je nous ai préparer une soirée et une surprise t'attend ! rouspéta Edward.

- Tu sais que je n'aime pas trop les surprises !

- Je suis sûr que celle-ci te plaira énormément, dit-il avec un énorme sourire.

C'est avec regrets que je quittai ses bras pour me lever et me dirigeai vers la salle de bain. Quand j'en sortis, il n'était plus dans la chambre mais m'avait laissé un présent avec un mot sur notre lit.

« Ils appartenaient à ma mère et à sa grand-mère avant elle. Ils iront à merveille avec ta robe ! »

Je m'empressai d'ouvrir le paquet cadeau pour y trouver un sublime collier en or blanc, serti d'un gros rubis et de diamants, avec une paire de boucles d'oreilles assorties.

Je pris mon téléphone et composai son numéro en espérant qu'il répondrait.

- Oui, mon Amour, tu as trouvé mon premier cadeau ?

- Edward Cullen, tu es fou ! m'exclamai-je. C'est à Alice que ça aurait dû revenir !

- C'était ton arrière-grand-mère autant que celle d'Alice, me dit-il. C'est Maman qui me l'a donné pour toi, apparemment Alice ne les a jamais aimés !

- Ta sœur a parfois des gouts de chiottes, lançai-je. C'est une parure magnifique !

- Autant que quelqu'un la porte, même Esmée ne l'a jamais portée !

J'étais honorée d'être la première femme à reporter ces merveilles après Nonna Ivana.

Je me maquillai, rentrai dans ma robe, enfilai les chaussures et mis mes nouveaux bijoux.

Je pris ma pochette et me dirigeai vers l'ascenseur pour descendre à la réception, j'y trouvai plein de pétales de roses et un mot, ou plutôt deux, notés de sa belle écriture :
« dernier étage ».

Suivant son instruction, je pressai donc sur le dernier bouton et montai jusque tout en haut.
À l'ouverture de la porte, je découvris encore plus de pétales que je suivis jusqu'à un petit escalier. J'ouvris la porte devant moi et pénétrai sur le toit avec une vue sur la Tour Eiffel au coucher de soleil.

Je marchai le long du tapis rouge bordé de bougies allumées, au bout duquel se trouvaient des inscriptions en pétales de roses. Tout d'abord, je crus à une erreur lorsque je vis les lettres « MARRY ME ». Je pensais que j'avais dû me tromper, que ça ne m'était pas destiné. Mais dès qu'il apparut devant moi, je compris que mon erreur était de ne pas y avoir cru directement.

Il s'approcha de moi et mit un genou à terre, puis il sortit un écrin de sa poche et l'ouvrit sur un anneau double en or, serti d'une émeraude d'un cm2 entouré de petits zircons.

La pierre me rappelait ses éclatants yeux verts. Elle était absolument magnifique.

- C'est toi qui es magnifique ! me dit-il. J'avais probablement dû penser à haute voix.

- Oh Mon Dieu ! Edward ! m'extasiai-je.

- Isabella Swan, je promets de vous aimer chaque jour de ma vie et pour l'éternité, me feriez‑vous l'incommensurable honneur de m'accorder votre main ?

- Ouiii ! Bien sûr que oui ! répondis-je avant de me jeter sur ses lèvres.

Il me passa alors la bague à l'annuaire gauche et nous échangeâmes des « je t'aime » entre des baisers et étreintes passionnées, jusqu'à ce qu'on fut interrompus par un serveur.

- Félicitations Vos Altesses, le diner est servi ! nous annonça-t-il.

- Merci, lui dit Edward. Mais s'il vous plait, ça reste ici, entre nous !

Le serveur mima une fermeture éclair sur sa bouche et repartit après le service.

Heureusement qu'il y avait un chauffage d'appoint, nous étions en février et il faisait encore froid à cette période de l'année. Sans oublier que je n'avais pas pris de veste.

- Tu es si sexy dans cette robe, j'ignore si je vais pouvoir tenir toute la soirée !

- Je ne pensais pas que nous mangerions dehors, j'ai froid ! bégayai-je.

- Oh merde ! lâcha Edward avant de me tendre sa veste.

Nous mangeâmes rapidement et descendîmes pour prendre la voiture en direction du palais Garnier, afin d'assister à une représentation de Carmen, l'un des opéras les plus romantiques.

Nous quittâmes sans attendre notre loge dès que le spectacle fut terminé. Heureusement, le chauffeur nous attendait déjà devant le théâtre.

Dès que la voiture se mit en mouvement, je tendis la main à Edward, une main traînant de haut en bas sur sa cuisse. Ses poings se serrèrent et je pus voir sa mâchoire se contracter tandis qu'il essayait de respirer pendant les longs mouvements de montée et de descente que je faisais le long de sa jambe.

Lorsque nous arrivâmes enfin à l'hôtel, il dût faire un gros effort pour ne pas montrer au chauffeur l'érection que je lui avais causée.

Je me blottis dans ses bras au moment où l'ascenseur commença à monter, mes jambes s'enroulant autour de sa taille et je fus plaquée contre la paroi, nos bouches se dévorant l'une l'autre dans un furieux combat pour la domination.

Je bougeai, sa fermeture éclair me touchait juste au bon endroit. Je me mis à crier, à me cambrer contre lui, à appuyer plus fort.

- Allez, Chérie, grogna-t-il, sa main quittant mes fesses.

Ses doigts glissèrent sous ma culotte et deux doigts plongèrent en moi.

- Putain !haletai-je, me frottant contre sa main.

J'étais si proche et il le savait. Il me travailla, ses doigts plongeant profondément en moi sans relâche, alors que je me serrai contre lui. Ses doigts se recroquevillèrent tandis qu'il mordait mon cou, me faisant exploser autour de lui. Edward m'attira contre sa poitrine, m'éloignant de la paroi alors que mon orgasme me secouait encore.

Il réussit à nous ramener dans notre chambre mais je ne saurais dire comment.

Dès que nous eûmes franchi la porte, il se retourna, me plaqua contre la porte et arracha ma culotte. Je gémis et me blottis contre lui, impatiente.

- Tu es si belle, gémit-il en m'embrassant dans le cou.

Ses lèvres suivaient les bords de ma robe, embrassant mes seins pendant que je me baissais pour essayer de défaire son pantalon. Je finis par y arriver et le fis descendre sur ses hanches. Il s'agita pour le faire tomber avec son caleçon et une seconde plus tard, il était enfoui en moi si profondément que tout mon corps eut des convulsions.

- Oh putain ! criai-je.

Edward me baisa fort et vite sur le canapé, nos corps se rapprochant avec un désespoir fébrile. J'étais si proche que je savais que je n'en aurais pas pour longtemps, alors je fis pression sur lui, faisant pivoter mes hanches et m'écrasant sur son torse. Il laissa échapper une série de jurons, sa tête tomba sur mon épaule alors que je recommençais. Sa bite s'orienta vers le haut, me frappant au point le plus sensible et je criai, ma tête partant vers l'arrière. Edward me pénétra deux fois de plus, me soutirant un orgasme avant de s'effondrer lui aussi.

Nous nous allongeâmes sur le fauteuil, tous les deux tremblants et secoués par les suites de notre jouissance, trop sensibles pour bouger encore.

- Waouh ! soufflai-je lorsqu'enfin je repris mon souffle.

Edward laissa échapper un rire rauque, se retirant de moi et ramenant doucement mes pieds au sol. Je tremblai encore et il tendit la main vers moi, me stabilisant.

- Tu vas bien ? me demanda-t-il. J'acquiesçai.

- Ça ira. Une fois que mon corps aura cessé de jouir, dis-je en secouant la tête.

Il ricana.

- Viens, mon amour. Je pense qu'un bain pourrait être approprié, dit-il doucement.

Je lui souris en hochant la tête. Un bain, ce serait parfait.

Il me conduisit vers la salle de bain en traversant la suite et allumant les lumières. La pièce était magnifique mais pas autant que celles du château de Laeken ou de Kensington Palace. Néanmoins, la baignoire était grande et pouvait facilement nous accueillir tous les deux.

Le lendemain matin, je ne pus m'empêcher d'observer ma main gauche et la grosse pierre qui s'y trouvait. Je réalisai alors que j'étais fiancée et que j'allais épouser l'homme de mes rêves.

- J'imagine, en voyant ce grand sourire sur te lèvres, qu'elle te plait ?me questionna Edward qui s'était réveillé sans que je ne m'en rende compte.

- Elle est sublime et la couleur …

- Je savais que tu aimerais ! dit-il. J'espère que je n'ai pas été trop brutal hier sur le divan ? me demanda mon fiancé.

- Mais j'aime quand tu es sauvage, brutal, fougueux, sexy, autoritaire, et totalement dominateur quand nous faisons l'amour. Tu sais quoi faire pour me mener au 7ème ciel. Tu connais mon corps comme personne. Tu sais comment le faire vibrer.

- Tout comme toi mon Amour. Toi seule peut me faire grimper au rideau. Un seul de tes sourires, de tes regards, de tes baisers, de tes caresses me font de l'effet, me mettent dans tous mes états. Tu es la seule pour qui mon corps réagit. Il ne se réveille que pour toi. Tu connais le moindre endroit de mon corps et tu sais l'utiliser. Mon corps vibre sous ton toucher tout comme le tient sous le mien.

Ses paroles m'avaient émoustillée et mon corps réagissait immédiatement à cela. Mon bassin se mouvait de lui-même sur son sexe déjà en forme.

Je me jetais sur ses lèvres pour l'entraîner dans un baiser fougueux, passionné. J'avais envie de lui. Mon corps le réclamait. Je me décrochais de ses lèvres pour nous laisser respirer sans pour autant quitter sa peau. Je parsemais des baisers dans son cou, sous son oreille où je le savais très sensible.

- Putain !

- Edward …

- Si tu savais l'effet que tu as sur moi mon cœur ….

- J'ai envie de toi !

- Oh putain … moi aussi ….

Je n'en pouvais plus, il fallait qu'il éteigne le brasier qui naissait en moi, ou sinon j'allais me consumer sur place. Il me retira mon tee-shirt et s'attaqua de suite à retirer mon soutien-gorge pour se jeter frénétiquement sur mes seins. Je gémis de plus en plus fort tout en frictionnant nos bassins l'un contre l'autre.

- J'aime la douceur de tes seins … ils sont fait pour moi, dit-il.

- Mmm, marmonnai-je.

Je lui retirai son haut et l'embrassai partout où mes lèvres le pouvaient. Il me retourna de telle façon à ce que je me retrouve allongée sur le canapé, lui entre mes jambes.

- J'ai tellement envie de toi, m'avoua-t-il.

- Edward … gémis-je.

- Je ne … pourrais … je n'arriverais pas … à être tendre …. J'ai trop envie de te prendre sauvagement à nouveau !

- Alors ne te gêne pas … mais fait vite … je suis en train de me consumer !

- Oh putain …

Je venais de lui mordre le cou pour lui faire comprendre qu'il fallait qu'il agisse maintenant. Il me retira sans plus tarder mon jean, ainsi que ma culotte. Il commença à descendre vers ma féminité mais je le voulais en moi plus que tout.

- Edward … je t'en prie … pas de préliminaire !

- Que veux-tu ?

- Mmmm ….

- Dis-moi, me demanda Edward.

- Baise-moi !

- Merde ...

Il enleva vite son jean et son boxer. Puis sans prévenir, me pénétra d'un violent coup de rein.

- OH PUTAIN ! criai-je alors.

C'était la première fois qu'il n'était pas tendre. Son coup de rein m'avait presque fait atteindre l'orgasme tellement j'étais à bout. Il commença à me pénétrer de plus en plus fort. Il me martelait littéralement et putain comme j'aimais ça

- OH putain oui, oui !

- Comme ça ?

- OUI, continue mon Dieu !

- Putain Bella …

D'un coup il me retourna sur le ventre et me releva les fesses. Je me mis automatiquement à quatre pattes. Il agissait par instinct. Il ne se contrôlait plus, il était dominé par la passion, le désir et j'aimais ça. Il me pénétra brutalement. Je hurlais littéralement de plaisir.

- Oh… oh… oui ! plus fort !

- Tu veux que j'y aille encore plus fort ?

- Oui… oui, je t'en prie … lâche toi !

- Comme ça ?

Il me martelait encore et encore. Je n'en pouvais plus. La boule de feu dans mon ventre menaçait d'exploser à tout moment. Je sentais qu'il n'était plus très loin. Son sexe frémissait en moi. Tout d'un coup, il atteignait un point ultra-sensible qui me fit pousser un cri tellement puissant dont j'étais certaine que les voisins savaient ce que l'on faisait.

- OH MON DIEU !

- Je l'ai … enfin trouvé !

- Oh oui continue … Ne t'arrête pas !

- Je n'y … comptais pas.

Je sentais mes parois intimes se contracter violemment sur sa virilité, ce qui le fit grogner.

- J'en peux plus … je vais …. Mmm….

- Putain Bella … Tu es tellement serré comme ça …. Je ne tiendrais plus longtemps !

- Moi non plus … Je vais ...

- Bella … Bella … Viens … Viens avec moi….

Edward me donna un ultime coup de rein qui me fit jouir si intensément que des étoiles apparurent devant moi. Je le sentis jouir en même temps et répandre sa semence en moi.

- Seigneur …. Oh putain …. EDDWWAARDD !

- Merde … BEELLLAAA !

Je venais d'avoir le meilleur orgasme de ma vie. Nous nous écroulâmes sur le canapé, Edward sur moi et en moi. Je ne sentais plus mon corps, ni mon cœur. Il battait frénétiquement dans ma poitrine. Toujours haletant, Edward se retira de moi et me prit dans ses bras.

- Waouh c'était … waouh ! lança Edward.

- Tu l'as dit ….

- Je ne t'ai pas fait trop mal ?

- Non, non, tu crois vraiment que j'avais mal ? le rassurai-je.

- Non pas vraiment. Je ne t'ai jamais entendu hurler de plaisir comme cela.

- Parce que tu ne m'avais jamais prise comme cela ! C'était encore plus fort qu'hier !

- Hum …

- Edward c'était extraordinaire. J'ai eu le meilleur orgasme de ma vie. Je voulais quelque chose de fort et brutal, limite d'animal. J'en avais besoin et c'est ce que tu m'as donné.

- C'était énorme. Je ne contrôlais plus rien seul notre plaisir importait. Je me suis complètement lâché ! Ça je l'avais remarqué.

- Et je te prie de recommencer quand tu le souhaites.

- Mais avec plaisir ! dit-il en se jetant à nouveau sur moi.

Nous discutâmes longuement, choisissant même de prendre le petit-déjeuner au lit. Il m'avoua alors qu'il était arrivé plus tard, parce qu'il était d'abord passé par Bruxelles avant de venir.

Romantique qu'il est et le protocole qui l'exigeait, il avait d'abord demandé la permission à mon père pour demander ma main, après avoir obtenu l'accord de Carlisle. Il était allé ensuite chercher la bague à la bijouterie sur la Place Vendôme. Par chance, elle était parfaitement ajustée à mon annulaire gauche.

*** LATRP ***

Après notre long weekend à Paris, il fut temps pour nous de retourner à la réalité.

Edward m'accompagna en Belgique pour annoncer nos fiançailles ensemble, bien que mon père savait déjà pour la demande. Il ignorait par contre encore que j'avais accepté.

- Alors, je suppose que si Edward est avec toi, c'est que des félicitations sont de rigueur ? m'interrogea mon père à notre arrivée dans son bureau du palais royal.

- En effet Votre Majesté, répondit mon fiancé. J'ai fait ma demande, elle a accepté.

- J'en suis ravi, annonça Charlie. Un mariage en aout serait parfait, qu'en pensez-vous ?

- J'avais oublié que Bella doit être mariée avant son anniversaire, se rappela-t-il.

- Oh ! m'exclamai-je à ce souvenir. Ce n'est pas trop tôt pour toi ? lui demandai-je.

- Je ne vois pas pourquoi nous devrions attendre plus longtemps ! me répondit-il.

- Dans ce cas, va pour un mariage le 13 aout !lança papa.

Lorsque nous annonçâmes la nouvelle au reste de la famille, ma mère fut tellement heureuse et soulagée qu'elle m'étreignit devant tout le monde, ce qui n'était pas son habitude. Elle détestait les effusions en public. Je vis même une larme de joie couler sur sa joue.

- Bien joué grande sœur ! me lança Mike. Juste à temps, ajouta-t-il avec un clin d'œil.

- À notre époque, ça ne se fait plus de se marier entre cousins ! commenta Jessica.

- Jess ! gronda mon frère en lançant un regard noir à son épouse.

- Ben quoi ?C'est quand même un peu incestueux, non ? ajouta ma belle-sœur.

-Nous ne sommes pas des cousins directs ! lui fis-je remarquer.

- Mais vos mères le sont ! répliqua la sorcière.

- Jessica ça suffit ! se fâcha son mari. Ce ne sont pas tes affaires de toute manière !

Celle-ci s'éloigna en faisant une tête d'enterrement, et moi je fus enchantée de voir mon petit frère remettre enfin son épouse à sa place.

Avant que la presse ne l'apprenne, je suivis Edward à Londres pour que nous l'annoncions à sa famille. Alice eut la même réaction que Renée, mais ça ne m'étonna pas du tout d'elle.

Comme pour la déclaration officielle de notre relation quelques semaines auparavant, Charlie et Carlisle publièrent conjointement un communiqué sur les comptes officiels de nos familles.

Un photographe avait d'abord pris une photo de nous 2, qui ferait officie de portrait officiel.

*** LATRP ***

[PDV Jessica]

Elle avait donc réussi son coup et à se trouver un mari avant la date limite.

Mais je n'avais pas dit mon dernier mot. J'avais dû laisser Michael me réprimander devant les autres. Ça lui avait d'ailleurs fait plaisir à cette garce de me voir humiliée.

Il me fallait trouver un plan pour que ce mariage n'ait pas lieu. J'avais moins de 6 mois.

Peut-être que l'une des trois sœurs Romanova pourrait m'aider à briser ce couple.

C'était à moi à devenir reine, elle n'était pas assez forte pour mener un pays à la baguette.

*** LATRP ***

mercredi 19 février 2025

Chapitre 19 : L'Ile d'Esmée

 

Début janvier à début février 2031

Depuis que mon père et Carlisle avaient envoyé un communiqué à la presse pour officialiser notre relation, il n'y avait pas un seul jour où Edward et moi n'étions pas suivis par des paparazzi qui cherchaient à mitrailler la moindre photo de nous deux ensembles.

Alors que nous dinions tous à Kensington, où Alice, Jasper, Esmée et Carlisle nous avaient rejoints, l'assistant d'Edward lui apporta une pile de magazine dont nous faisions les couvertures.

- Bon sang !jura mon compagnon. Ils ne nous laisseront donc jamais tranquilles !

- Que se passe-t-il ? le questionna son père.

- Bella et moi sommes en couvertures de tous les magazines avec chaque fois une photo différente ! se plaignit Edward. À croire qu'ils nous suivent partout !

Il lui montra le tas de torchons qu'il venait de recevoir et je vis la reine faire les grands yeux en regardant par-dessus l'épaule de son mari.

- Vous avez l'air très amoureux sur ces photos ! lâcha Esmée avec un grand sourire.

- Ils cherchent la petite bête. Vous devriez vous disputer en public, ça les calmera peut-être !plaisanta Emmett, qui reçut d'ailleurs une tape sur la tête de son épouse.

- Arrête de raconter des bêtises ! se fâcha Rosalie sur son époux.

- Pour vivre heureux, vivons cachés ! grommela Edward.

- Mais où, demandai-je. Ils sont partout !

- J'ai une idée, proposa le chef de famille. Vous devriez vous éloigner et passer du temps tous les deux, là où ils ne vous trouveront pas !

- Sur une ile déserte alors ! lança l'ainé.

- Presque, annonça Carlisle. Nous possédons une petite ile privée au large de Rio.

- L'Ile d'Esmée ? l'interrogea son fils.

Apparemment la reine avait une ile à son nom. Edward me confia plus tard que son père l'avait achetée pour l'offrir en cadeau à sa nouvelle épouse, lorsqu'ils se sont mariés. Ayant étudié l'architecture à Florence, avant de rencontrer son époux, Esmée avait elle-même fait construire une petite villa sur cette ile brésilienne. Un vieux couple de cariocas y faisait régulièrement le ménage et l'approvisionnait en nourriture, afin qu'elle soit toujours prête à accueillir quelqu'un.

Ainsi quelques jours plus tard, Edward et moi prîmes l'avion en classe affaires pour le Brésil.
Heureusement pour nous, nous étions les seuls à voyager en première classe ce jour-là.

Lorsque nous atterrîmes à l'aéroport international du Galeão, un taxi privé nous attendait pour nous amener jusqu'au port. De là, nous prenions un jet boat pour nous rendre sur l'île.

Nous étions en plein été à Rio en ce moment, autant dire qu'il faisait très chaud et humide.

Il faisait plus respirable quand nous arrivâmes sur l'Ile, avec l'air marin de l'Atlantique.

- Ça va nous faire du bien de passer du temps en tête-à-tête sans personne autour à épier nos gestes !

- Je vais pouvoir faire des folies de ton corps quand je veux ! me lâcha Edward.

- Et autant que tu veux ! ajoutai-je avant de l'embrasser.

Il me porta ensuite comme une jeune mariée pour nous faire entrer dans la villa et me posa à terre une fois que nous pénétrâmes dans la chambre principale.

- Tu veux aller te baigner ? me demanda-t-il.

- Un bain de minuit alors, je mets un maillot et j'arrive.

- Pas besoin ! lança Edward en enlevant ses vêtements. Nous sommes seuls !

Je fis donc glisser ma robe au sol, qui rejoignit la chemise et le pantalon de mon homme, puis je le suivis dans l'eau, où Edward était déjà enfouit jusqu'à la taille. Il devait facilement faire 30C dehors, et ça suffisait pour réchauffer l'océan qui était encore à plus de 20C, alors que le soleil était déjà couché depuis quelques heures. Nous admirâmes quelques minutes la lune gigantesque et lumineuse dans le ciel brésilien, avant de plonger complètement dans l'eau.

Nous passâmes les premiers jours à faire du snorkeling et un peu de plongée pour admirer la faune et la flore sous-marine. Ensuite, Edward m'emmena explorer l'ile, pour me montrer les superbes chutes d'eau tropicale qui s'y trouvaient. Nous sautâmes du haut de la chute pour atterrir dans la rivière et nager. L'eau y était encore meilleure que l'océan.

Le lendemain, j'étais tellement épuisée et courbaturée que je préférai rester sur la plage. Ainsi nous décidâmes de lézarder ou de jouer aux échecs selon notre humeur, pendant deux ou trois, jours avant de reprendre des activités quelconques. Le deuxième jour, Edward commençait déjà à rougir à cause du soleil. Je lui proposai donc de tartiner son dos d'écran total.

Je pris mon temps, frottant la crème solaire sur son torse et veillant à faire attention à chaque muscle. Qui aurait cru qu'un torse pouvait en avoir autant ?

Je tendis les doigts vers la dernière bande blanche de son abdomen mais avant que je puisse la faire pénétrer, Edward me souleva dans ses bras. Je couinai de surprise quand il courut à l'intérieur, nous enfermant dans la villa. Il me déposa sur le canapé, tandis qu'il se déplaçait dans la pièce, s'assurant que tous les stores et rideaux étaient tirés. Quand il se retourna vers moi, ses yeux étaient en feu et je déglutis d'anticipation. Mes jambes se frottèrent l'une contre l'autre avec anxiété et ses yeux se baissèrent pour suivre le mouvement.

- Je ne sais pas combien de temps il nous reste avant qu'ils n'arrivent, prévint‑il.

Je secouai la tête. Ça n'allait pas être long. Pas dans l'état dans lequel je me trouvais.

«Ils», c'étaient Kaure et Gustavo, le couple de brésiliens qui venaient faire le ménage dans la villa chaque semaine et cela faisait déjà plus de 5 jours que nous étions sur l'Île d'Esmée.

- Viens ici, alors ! lui dis-je en grognant.

Edward était de l'autre côté du salon. Avant que les mots n'aient complètement quitté ma bouche, il se pencha, me souleva facilement et me plaqua contre le mur. La fraîcheur des panneaux en bois était un choc comparé à la chaleur émanant de son corps. Je gémis, me serrant contre lui.

D'un seul coup, le bas de mon maillot de bain disparut et je n'eus même pas la présence d'esprit de m'assurer qu'il le détachait au lieu de me l'arracher.

Avant même que je puisse prendre une inspiration pour lui dire de se dépêcher, il s'enfonçait en moi. Ma tête se rejeta alors en arrière tandis qu'il entrait en moi, m'étirant délicieusement. Je geignis, mon corps tout entier s'enflammait.

- Putain ! gémis-je, mes doigts s'enroulant autour de ses épaules pour trouver un appui.

Il était glissant, à cause de la crème solaire et de la mer et mes doigts s'écartèrent jusqu'à ce qu'ils atterrissent dans ses cheveux ébouriffés. Je l'entrainai plus près de moi alors qu'il me pénétrait. C'était si bon que je pouvais à peine respirer.

Il se redressa, baissa mon haut et prit un sein dans sa bouche. Je frissonnai, me cambrai pour le rapprocher de moi. Je me jetai contre lui alors qu'il me poussait contre le mur, me poussant de plus en plus loin jusqu'à ce que je sois en équilibre, juste là, sur le bord. Edward se jeta sur moi, en faisant pivoter ses hanches et la force de nos bassins qui se rejoignaient touchait mon clito au bon angle et j'explosai, criant si fort que j'étais enrouée. Je l'attirai en moi, le serrant dans mes bras comme un étau alors qu'il continuait à me pénétrer.

Finalement, il jouit, frissonnant dans mes bras. Tout mon corps palpitait avec les échos de mon orgasme. Je m'éloignai de lui, me sentant étourdie et il rit, embrassant mon cou. Il se retira, guidant doucement mes pieds vers le sol. Je tremblais encore et j'essayai de m'accrocher à lui, mes jambes étant trop instables.

- Tu vas bien, mon amour ? demanda-t-il, tandis que je haletai.

- Oui, mais je ne suis pas sûre de pouvoir remarcher, rigolai-je.

Edward rit également et se baissa pour ramasser mon maillot de bain. Il le plaça soigneusement dans ma paume et je secouai la tête, alors que nous entendions le bruit d'un bateau accoster.

- Tu crois qu'ils nous ont entendus ? demandai-je, ma respiration commençant à redevenir normale. Edward sourit.

- Toi, ils ont dû t'entendre, Je secouai la tête en riant. Je ne m'en souciais guère.

- Ok, je vais me ressaisir. Toi, tu vas les accueillir, dis-je en plaisantant.

Edward rit et se baissa pour m'embrasser, puis remit hâtivement son short.

- Je t'aime ma Bella, dit-il avant de m'embrasser.

- Je t'aime aussi, répondis-je en souriant contre ses lèvres.

Il s'éloigna pour rejoindre nos visiteurs, tandis que je courus rapidement dans la salle de bain pour me nettoyer vite fait et enfiler à nouveau mon maillot de bain.

Quand je sortis de la salle d'eau, une femme dans la quarantaine à la peau mate, légèrement cuivrée, se tenait devant la porte, comme si elle attendait que je sorte de la pièce.

- Sinto muito ! dit-elle probablement en portugais.

- Kaure, esta é Isabella minha namorada ! lui répondit Edward.

- Espero não a ter assustada ? demanda la carioca.

- Elle demande si elle t'a fait peur, m'interrogea mon compagnon.

- Non, j'ai simplement été surprise de la voir devant moi, dès que j'ai ouvert la porte pour sortir de la salle de bain, expliquai-je.

- Ela só ficou surpreendida, traduisit mon amoureux à la gouvernante.

Elle hocha la tête, puis entra dans la pièce pour commencer à frotter l'évier et tout le reste.

Le matin suivant à notre réveil, nous constatâmes qu'il pleuvait à torrents. Bien qu'il ne faisait pas froid, nous restâmes à l'intérieur à nous faire des câlins entre deux parties d'échecs, ou à regarder des films, depuis l'ordinateur qu'Edward avait branché à l'écran de la télévision.

Pendant les derniers jours au Brésil, nous décidâmes d'aller visiter la ville de Rio incognito. Même si j'étais parfois un peu maladroite, surtout quand je dansais, j'étais plutôt sportive. En particulier depuis que j'étais passé par l'école royale militaire, avant d'entrer à l'université.

C'est pourquoi nous n'hésitâmes pas à escalader le Mont du Pain de Sucre, avant de prendre le téléphérique pour rejoindre la ville. Nous restâmes la nuit sur le continent, afin de passer une deuxième journée à visiter. Nous fîmes alors une randonnée qui nous amena au sommet du Corcovado, là où se trouvait la fameuse statue du Christ Rédempteur.

Copacabana était bien trop bondée pour que nous y restâmes et nous repartîmes donc sur l'ile pour y faire nos bagages. Le lendemain nous voyageâmes un peu plus au nord du pays, pour y découvrir des espèces endémiques et en voie de disparition, telles que les aras de Spyx. Il s'agissait de perroquets bleus qui avaient disparu à l'état sauvage pendant deux décennies, jusqu'à ce que la fondation de Pairi Daiza*et un zoo de Berlin s'allient pour en élever dans leurs parcs et finissent par les ramener dans leur milieu naturel, il y avait un peu plus de 10 ans, pour les y réintroduire.

Lorsque nous pénétrâmes dans le centre de conservation, j'eus la chance d'y trouver un des vétérinaires accompagné d'un soigneur venants de mon pays. Ils ramenaient une famille d'aras nés en Belgique, qui rejoignaient leurs congénères déjà relâchés dans la Caatinga.

Ce fut de splendides images plein les yeux que nous quittâmes l'Amérique du Sud pour rentrer en Europe. Nous décollâmes depuis la capitale, pour un vol de 9 heures vers le Portugal.

Après notre atterrissage à Lisbonne, nous dûmes nous séparer pour rejoindre chacun notre pays respectif, où des obligations nous attendaient avec nos familles.

Nous avions tous deux été misérables tout le long du vol depuis Brasilia, à l'idée de nous séparer après avoir passé 2 semaines sans se quitter. Cette période passée ensemble prouvait que nous étions déjà un couple solide, même si nous nous connaissions depuis moins d'un an.

À mon retour à Bruxelles, j'assistai, avec ma famille, à la messe commémorative des membres défunts de la famille royale. Bien qu'Elizabeth ne fut pas reine de Belgique et que notre lien de parenté était bien éloignée, le prêtre lui rendit quand même un hommage singulier.

Pour la cérémonie, j'avais opté pour une tenue et les accessoires mauves. J'en pouvais plus de porter du noir, ce que j'avais beaucoup porté ces derniers temps en publique.

Alors que nous nous étions séparés depuis 3 jours, je reçus, un soir, l'appel Visio d'Edward.

- Bonjour mon ange, me salua Edward lorsque je décrochai. Ou plutôt bonsoir !

- Salut mon beau prince charmant, répondis-je. Il fait jour chez toi ! Tu es où ?

- Je suis à Ottawa, c'est encore l'après-midi ici !

- Tu es bien loin et tu me manques ! avouai-je, la voix un peu enrouée par l'émotion.

- Bientôt Bébé, on se revoit bientôt à Paris pour la Saint-Valentin, m'assura-t-il.

- J'adore quand tu m'appelle "Bébé", ça me fait un putain d'effet !

- Dis-moi quel effet je te fait, Bébé ?

- Mmmh ! grognais-je en faisant glisser ma main droite vers mon entrejambe.

- Isabella Marie ! gronda-t-il. Est-ce que tu es en train de toucher mon minou ?

- Edwaaard ! grommelai-je encore plus excitée lorsqu'il mentionna mon nom complet.

Seul lui arrivait à me troubler à ce point lorsqu'il m'appelait ainsi.

- Est-ce que tu mouilles pour moi Darling ?

Même quand il me parlait en anglais, il me faisait mouiller la chatte.

- Oh… oui ! lui répondis-je.

- Imagine que c'est mes doigts qui te caressent la minette, Sweetheart !

- Mmhh… oh…ouiiii ! Ed…waaaard !

- C'est ça mon amour, jouis pour moi !

- Oh putain OOOUUUIIII ! criai-je en libérant mon orgasme.

- Je t'aime Mon Cœur, mais je dois y aller, on m'attend !

- Déjà ? me plaignis-je. On n'a même pas eu le temps de parler !

- On se voit la semaine prochaine à Paris mon amour, j'ai réservé une chambre au Georges V pour le weekend ! Je t'aime.

- Je t'aime mon Doudou !

Je l'entendis s'esclaffer en entendant le surnom que je venais de lui donner, puis il raccrocha.

*** LATRP ***

Quelques jours avant le Saint-Valentin

[PDV Edward]

Il avait fallu que je termine trop rapidement ma conversation avec ma douce. Je savais qu'on m'attendait en bas dans 5 minutes et il fallait que je me ressaisisse avant de quitter ma chambre.

Lorsque je rentrai à Londres 3 jours plus tard, je n'avais toujours pas d'idée pour offrir un cadeau à Bella pour la fête des amoureux. J'allai trouver ma mère pour demander conseil, ne faisant pas trop confiance en ma sœur pour garder le secret et ne rien dire à sa meilleure amie.

- Pourquoi ne regarderais-tu pas dans le coffre à bijoux de la famille ? me suggéra Esmée. Après tout, si c'est la femme de ta vie, elle mérite un cadeau personnel !

- Tu es sure ? lui demandai-je alors.

- Aussi sure qu'elle deviendra bientôt ma belle-fille ! répondit-elle avec un clin d'œil.

Sa remarque me fit réfléchir. Quand bien même nous n'étions officiellement ensemble que depuis 2 mois, je savais que je voulais passer le reste de ma vie à ses côtés. Notre séjour au Brésil n'avait fait que le confirmer et renforcer les sentiments que nous avions l'un pour l'autre.

La reine et moi allions donc jeter un coup d'œil ensemble dans ses joyaux personnels.

Je tombai sur une parure en or blanc avec un collier et des boucles d'oreilles sertis de diamants et de rubis. Ça irait très bien avec la sublime robe rouge qu'elle m'avait montrée lors de l'un de nos appels en visio.

- Très bon choix !m'annonça ma mère. Ils appartenaient à ma grand-mère, qui est aussi celle de Renée d'ailleurs. Donc ça restera dans la famille.

- Tu es certaine que tu veux donner des bijoux de Nonna ?

- Si je te le dis ! En plus je ne les ai jamais mis. Au moins quelqu'un les portera !

Je les pris donc pour les offrir à ma bien-aimée, lorsqu'un autre bijou attira mon attention.

- C'était un cadeau de ton père, pour notre première Saint-Valentin ! m'annonça ma mère en voyant sur quoi j'avais louché.

Il s'agissait d'une bague en or de 18 carats, serti d'une émeraude d'environ 1 cm de diamètre et entourée de petits zircons qu'on retrouvait également sur l'anneau. La pierre principale rappelait la couleur des yeux d'Esmée dont j'avais également hérité. Je soupçonnais Bella d'avoir craqué pour cette couleur depuis notre rencontre. Je la laissai à sa place mais pris une décision qui allait chambouler ma vie, autant que celle de ma princesse belge.

Il me fallait d'abord me rendre incognito à Bruxelles, afin de parler à son père.

*** LATRP ***

Traduction de la conversation en portugais avec Kaure :

- Sinto muito ! Je suis désolée !

- Kaure, esta é Isabella minha namorada ! Kaure, voici Isabella, ma petite-amie !

- Espero não a ter assustadaJ'espère ne pas lui avoir fait peur.

- Ela só ficou surpreendida– Elle a simplement été surprise.

                                                                    *** LATRP ***

* Pour ceux qui ne connaissent pas, Pairi Daiza est un parc animalier en Belgique, qui a sa propre fondation et qui participe à la réintroduction de certaines espèces, dont l'ara de Spyx, dans leur milieu naturel. Il a été élu plusieurs années d'affilé «Plus beau zoo d'Europe» et il le mérite bien! C'est un peu notre Zoo de Beauval belge (pour les français);-), il est même plus vaste (75 ha actuellement, mais il va s'agrandir d'ici la fin de l'année et encore plus en 2026).

Épilogue : 20 ans + tard

Vingt-et-un ans déjà que je prêtai serment devant la Nation. Vingt-et-un ans que je devins Reine des Belges. C’était presque irréel, parfois...