mercredi 19 février 2025

Chapitre 19 : L'Ile d'Esmée

 

Début janvier à début février 2031

Depuis que mon père et Carlisle avaient envoyé un communiqué à la presse pour officialiser notre relation, il n'y avait pas un seul jour où Edward et moi n'étions pas suivis par des paparazzi qui cherchaient à mitrailler la moindre photo de nous deux ensembles.

Alors que nous dinions tous à Kensington, où Alice, Jasper, Esmée et Carlisle nous avaient rejoints, l'assistant d'Edward lui apporta une pile de magazine dont nous faisions les couvertures.

- Bon sang !jura mon compagnon. Ils ne nous laisseront donc jamais tranquilles !

- Que se passe-t-il ? le questionna son père.

- Bella et moi sommes en couvertures de tous les magazines avec chaque fois une photo différente ! se plaignit Edward. À croire qu'ils nous suivent partout !

Il lui montra le tas de torchons qu'il venait de recevoir et je vis la reine faire les grands yeux en regardant par-dessus l'épaule de son mari.

- Vous avez l'air très amoureux sur ces photos ! lâcha Esmée avec un grand sourire.

- Ils cherchent la petite bête. Vous devriez vous disputer en public, ça les calmera peut-être !plaisanta Emmett, qui reçut d'ailleurs une tape sur la tête de son épouse.

- Arrête de raconter des bêtises ! se fâcha Rosalie sur son époux.

- Pour vivre heureux, vivons cachés ! grommela Edward.

- Mais où, demandai-je. Ils sont partout !

- J'ai une idée, proposa le chef de famille. Vous devriez vous éloigner et passer du temps tous les deux, là où ils ne vous trouveront pas !

- Sur une ile déserte alors ! lança l'ainé.

- Presque, annonça Carlisle. Nous possédons une petite ile privée au large de Rio.

- L'Ile d'Esmée ? l'interrogea son fils.

Apparemment la reine avait une ile à son nom. Edward me confia plus tard que son père l'avait achetée pour l'offrir en cadeau à sa nouvelle épouse, lorsqu'ils se sont mariés. Ayant étudié l'architecture à Florence, avant de rencontrer son époux, Esmée avait elle-même fait construire une petite villa sur cette ile brésilienne. Un vieux couple de cariocas y faisait régulièrement le ménage et l'approvisionnait en nourriture, afin qu'elle soit toujours prête à accueillir quelqu'un.

Ainsi quelques jours plus tard, Edward et moi prîmes l'avion en classe affaires pour le Brésil.
Heureusement pour nous, nous étions les seuls à voyager en première classe ce jour-là.

Lorsque nous atterrîmes à l'aéroport international du Galeão, un taxi privé nous attendait pour nous amener jusqu'au port. De là, nous prenions un jet boat pour nous rendre sur l'île.

Nous étions en plein été à Rio en ce moment, autant dire qu'il faisait très chaud et humide.

Il faisait plus respirable quand nous arrivâmes sur l'Ile, avec l'air marin de l'Atlantique.

- Ça va nous faire du bien de passer du temps en tête-à-tête sans personne autour à épier nos gestes !

- Je vais pouvoir faire des folies de ton corps quand je veux ! me lâcha Edward.

- Et autant que tu veux ! ajoutai-je avant de l'embrasser.

Il me porta ensuite comme une jeune mariée pour nous faire entrer dans la villa et me posa à terre une fois que nous pénétrâmes dans la chambre principale.

- Tu veux aller te baigner ? me demanda-t-il.

- Un bain de minuit alors, je mets un maillot et j'arrive.

- Pas besoin ! lança Edward en enlevant ses vêtements. Nous sommes seuls !

Je fis donc glisser ma robe au sol, qui rejoignit la chemise et le pantalon de mon homme, puis je le suivis dans l'eau, où Edward était déjà enfouit jusqu'à la taille. Il devait facilement faire 30C dehors, et ça suffisait pour réchauffer l'océan qui était encore à plus de 20C, alors que le soleil était déjà couché depuis quelques heures. Nous admirâmes quelques minutes la lune gigantesque et lumineuse dans le ciel brésilien, avant de plonger complètement dans l'eau.

Nous passâmes les premiers jours à faire du snorkeling et un peu de plongée pour admirer la faune et la flore sous-marine. Ensuite, Edward m'emmena explorer l'ile, pour me montrer les superbes chutes d'eau tropicale qui s'y trouvaient. Nous sautâmes du haut de la chute pour atterrir dans la rivière et nager. L'eau y était encore meilleure que l'océan.

Le lendemain, j'étais tellement épuisée et courbaturée que je préférai rester sur la plage. Ainsi nous décidâmes de lézarder ou de jouer aux échecs selon notre humeur, pendant deux ou trois, jours avant de reprendre des activités quelconques. Le deuxième jour, Edward commençait déjà à rougir à cause du soleil. Je lui proposai donc de tartiner son dos d'écran total.

Je pris mon temps, frottant la crème solaire sur son torse et veillant à faire attention à chaque muscle. Qui aurait cru qu'un torse pouvait en avoir autant ?

Je tendis les doigts vers la dernière bande blanche de son abdomen mais avant que je puisse la faire pénétrer, Edward me souleva dans ses bras. Je couinai de surprise quand il courut à l'intérieur, nous enfermant dans la villa. Il me déposa sur le canapé, tandis qu'il se déplaçait dans la pièce, s'assurant que tous les stores et rideaux étaient tirés. Quand il se retourna vers moi, ses yeux étaient en feu et je déglutis d'anticipation. Mes jambes se frottèrent l'une contre l'autre avec anxiété et ses yeux se baissèrent pour suivre le mouvement.

- Je ne sais pas combien de temps il nous reste avant qu'ils n'arrivent, prévint‑il.

Je secouai la tête. Ça n'allait pas être long. Pas dans l'état dans lequel je me trouvais.

«Ils», c'étaient Kaure et Gustavo, le couple de brésiliens qui venaient faire le ménage dans la villa chaque semaine et cela faisait déjà plus de 5 jours que nous étions sur l'Île d'Esmée.

- Viens ici, alors ! lui dis-je en grognant.

Edward était de l'autre côté du salon. Avant que les mots n'aient complètement quitté ma bouche, il se pencha, me souleva facilement et me plaqua contre le mur. La fraîcheur des panneaux en bois était un choc comparé à la chaleur émanant de son corps. Je gémis, me serrant contre lui.

D'un seul coup, le bas de mon maillot de bain disparut et je n'eus même pas la présence d'esprit de m'assurer qu'il le détachait au lieu de me l'arracher.

Avant même que je puisse prendre une inspiration pour lui dire de se dépêcher, il s'enfonçait en moi. Ma tête se rejeta alors en arrière tandis qu'il entrait en moi, m'étirant délicieusement. Je geignis, mon corps tout entier s'enflammait.

- Putain ! gémis-je, mes doigts s'enroulant autour de ses épaules pour trouver un appui.

Il était glissant, à cause de la crème solaire et de la mer et mes doigts s'écartèrent jusqu'à ce qu'ils atterrissent dans ses cheveux ébouriffés. Je l'entrainai plus près de moi alors qu'il me pénétrait. C'était si bon que je pouvais à peine respirer.

Il se redressa, baissa mon haut et prit un sein dans sa bouche. Je frissonnai, me cambrai pour le rapprocher de moi. Je me jetai contre lui alors qu'il me poussait contre le mur, me poussant de plus en plus loin jusqu'à ce que je sois en équilibre, juste là, sur le bord. Edward se jeta sur moi, en faisant pivoter ses hanches et la force de nos bassins qui se rejoignaient touchait mon clito au bon angle et j'explosai, criant si fort que j'étais enrouée. Je l'attirai en moi, le serrant dans mes bras comme un étau alors qu'il continuait à me pénétrer.

Finalement, il jouit, frissonnant dans mes bras. Tout mon corps palpitait avec les échos de mon orgasme. Je m'éloignai de lui, me sentant étourdie et il rit, embrassant mon cou. Il se retira, guidant doucement mes pieds vers le sol. Je tremblais encore et j'essayai de m'accrocher à lui, mes jambes étant trop instables.

- Tu vas bien, mon amour ? demanda-t-il, tandis que je haletai.

- Oui, mais je ne suis pas sûre de pouvoir remarcher, rigolai-je.

Edward rit également et se baissa pour ramasser mon maillot de bain. Il le plaça soigneusement dans ma paume et je secouai la tête, alors que nous entendions le bruit d'un bateau accoster.

- Tu crois qu'ils nous ont entendus ? demandai-je, ma respiration commençant à redevenir normale. Edward sourit.

- Toi, ils ont dû t'entendre, Je secouai la tête en riant. Je ne m'en souciais guère.

- Ok, je vais me ressaisir. Toi, tu vas les accueillir, dis-je en plaisantant.

Edward rit et se baissa pour m'embrasser, puis remit hâtivement son short.

- Je t'aime ma Bella, dit-il avant de m'embrasser.

- Je t'aime aussi, répondis-je en souriant contre ses lèvres.

Il s'éloigna pour rejoindre nos visiteurs, tandis que je courus rapidement dans la salle de bain pour me nettoyer vite fait et enfiler à nouveau mon maillot de bain.

Quand je sortis de la salle d'eau, une femme dans la quarantaine à la peau mate, légèrement cuivrée, se tenait devant la porte, comme si elle attendait que je sorte de la pièce.

- Sinto muito ! dit-elle probablement en portugais.

- Kaure, esta é Isabella minha namorada ! lui répondit Edward.

- Espero não a ter assustada ? demanda la carioca.

- Elle demande si elle t'a fait peur, m'interrogea mon compagnon.

- Non, j'ai simplement été surprise de la voir devant moi, dès que j'ai ouvert la porte pour sortir de la salle de bain, expliquai-je.

- Ela só ficou surpreendida, traduisit mon amoureux à la gouvernante.

Elle hocha la tête, puis entra dans la pièce pour commencer à frotter l'évier et tout le reste.

Le matin suivant à notre réveil, nous constatâmes qu'il pleuvait à torrents. Bien qu'il ne faisait pas froid, nous restâmes à l'intérieur à nous faire des câlins entre deux parties d'échecs, ou à regarder des films, depuis l'ordinateur qu'Edward avait branché à l'écran de la télévision.

Pendant les derniers jours au Brésil, nous décidâmes d'aller visiter la ville de Rio incognito. Même si j'étais parfois un peu maladroite, surtout quand je dansais, j'étais plutôt sportive. En particulier depuis que j'étais passé par l'école royale militaire, avant d'entrer à l'université.

C'est pourquoi nous n'hésitâmes pas à escalader le Mont du Pain de Sucre, avant de prendre le téléphérique pour rejoindre la ville. Nous restâmes la nuit sur le continent, afin de passer une deuxième journée à visiter. Nous fîmes alors une randonnée qui nous amena au sommet du Corcovado, là où se trouvait la fameuse statue du Christ Rédempteur.

Copacabana était bien trop bondée pour que nous y restâmes et nous repartîmes donc sur l'ile pour y faire nos bagages. Le lendemain nous voyageâmes un peu plus au nord du pays, pour y découvrir des espèces endémiques et en voie de disparition, telles que les aras de Spyx. Il s'agissait de perroquets bleus qui avaient disparu à l'état sauvage pendant deux décennies, jusqu'à ce que la fondation de Pairi Daiza*et un zoo de Berlin s'allient pour en élever dans leurs parcs et finissent par les ramener dans leur milieu naturel, il y avait un peu plus de 10 ans, pour les y réintroduire.

Lorsque nous pénétrâmes dans le centre de conservation, j'eus la chance d'y trouver un des vétérinaires accompagné d'un soigneur venants de mon pays. Ils ramenaient une famille d'aras nés en Belgique, qui rejoignaient leurs congénères déjà relâchés dans la Caatinga.

Ce fut de splendides images plein les yeux que nous quittâmes l'Amérique du Sud pour rentrer en Europe. Nous décollâmes depuis la capitale, pour un vol de 9 heures vers le Portugal.

Après notre atterrissage à Lisbonne, nous dûmes nous séparer pour rejoindre chacun notre pays respectif, où des obligations nous attendaient avec nos familles.

Nous avions tous deux été misérables tout le long du vol depuis Brasilia, à l'idée de nous séparer après avoir passé 2 semaines sans se quitter. Cette période passée ensemble prouvait que nous étions déjà un couple solide, même si nous nous connaissions depuis moins d'un an.

À mon retour à Bruxelles, j'assistai, avec ma famille, à la messe commémorative des membres défunts de la famille royale. Bien qu'Elizabeth ne fut pas reine de Belgique et que notre lien de parenté était bien éloignée, le prêtre lui rendit quand même un hommage singulier.

Pour la cérémonie, j'avais opté pour une tenue et les accessoires mauves. J'en pouvais plus de porter du noir, ce que j'avais beaucoup porté ces derniers temps en publique.

Alors que nous nous étions séparés depuis 3 jours, je reçus, un soir, l'appel Visio d'Edward.

- Bonjour mon ange, me salua Edward lorsque je décrochai. Ou plutôt bonsoir !

- Salut mon beau prince charmant, répondis-je. Il fait jour chez toi ! Tu es où ?

- Je suis à Ottawa, c'est encore l'après-midi ici !

- Tu es bien loin et tu me manques ! avouai-je, la voix un peu enrouée par l'émotion.

- Bientôt Bébé, on se revoit bientôt à Paris pour la Saint-Valentin, m'assura-t-il.

- J'adore quand tu m'appelle "Bébé", ça me fait un putain d'effet !

- Dis-moi quel effet je te fait, Bébé ?

- Mmmh ! grognais-je en faisant glisser ma main droite vers mon entrejambe.

- Isabella Marie ! gronda-t-il. Est-ce que tu es en train de toucher mon minou ?

- Edwaaard ! grommelai-je encore plus excitée lorsqu'il mentionna mon nom complet.

Seul lui arrivait à me troubler à ce point lorsqu'il m'appelait ainsi.

- Est-ce que tu mouilles pour moi Darling ?

Même quand il me parlait en anglais, il me faisait mouiller la chatte.

- Oh… oui ! lui répondis-je.

- Imagine que c'est mes doigts qui te caressent la minette, Sweetheart !

- Mmhh… oh…ouiiii ! Ed…waaaard !

- C'est ça mon amour, jouis pour moi !

- Oh putain OOOUUUIIII ! criai-je en libérant mon orgasme.

- Je t'aime Mon Cœur, mais je dois y aller, on m'attend !

- Déjà ? me plaignis-je. On n'a même pas eu le temps de parler !

- On se voit la semaine prochaine à Paris mon amour, j'ai réservé une chambre au Georges V pour le weekend ! Je t'aime.

- Je t'aime mon Doudou !

Je l'entendis s'esclaffer en entendant le surnom que je venais de lui donner, puis il raccrocha.

*** LATRP ***

Quelques jours avant le Saint-Valentin

[PDV Edward]

Il avait fallu que je termine trop rapidement ma conversation avec ma douce. Je savais qu'on m'attendait en bas dans 5 minutes et il fallait que je me ressaisisse avant de quitter ma chambre.

Lorsque je rentrai à Londres 3 jours plus tard, je n'avais toujours pas d'idée pour offrir un cadeau à Bella pour la fête des amoureux. J'allai trouver ma mère pour demander conseil, ne faisant pas trop confiance en ma sœur pour garder le secret et ne rien dire à sa meilleure amie.

- Pourquoi ne regarderais-tu pas dans le coffre à bijoux de la famille ? me suggéra Esmée. Après tout, si c'est la femme de ta vie, elle mérite un cadeau personnel !

- Tu es sure ? lui demandai-je alors.

- Aussi sure qu'elle deviendra bientôt ma belle-fille ! répondit-elle avec un clin d'œil.

Sa remarque me fit réfléchir. Quand bien même nous n'étions officiellement ensemble que depuis 2 mois, je savais que je voulais passer le reste de ma vie à ses côtés. Notre séjour au Brésil n'avait fait que le confirmer et renforcer les sentiments que nous avions l'un pour l'autre.

La reine et moi allions donc jeter un coup d'œil ensemble dans ses joyaux personnels.

Je tombai sur une parure en or blanc avec un collier et des boucles d'oreilles sertis de diamants et de rubis. Ça irait très bien avec la sublime robe rouge qu'elle m'avait montrée lors de l'un de nos appels en visio.

- Très bon choix !m'annonça ma mère. Ils appartenaient à ma grand-mère, qui est aussi celle de Renée d'ailleurs. Donc ça restera dans la famille.

- Tu es certaine que tu veux donner des bijoux de Nonna ?

- Si je te le dis ! En plus je ne les ai jamais mis. Au moins quelqu'un les portera !

Je les pris donc pour les offrir à ma bien-aimée, lorsqu'un autre bijou attira mon attention.

- C'était un cadeau de ton père, pour notre première Saint-Valentin ! m'annonça ma mère en voyant sur quoi j'avais louché.

Il s'agissait d'une bague en or de 18 carats, serti d'une émeraude d'environ 1 cm de diamètre et entourée de petits zircons qu'on retrouvait également sur l'anneau. La pierre principale rappelait la couleur des yeux d'Esmée dont j'avais également hérité. Je soupçonnais Bella d'avoir craqué pour cette couleur depuis notre rencontre. Je la laissai à sa place mais pris une décision qui allait chambouler ma vie, autant que celle de ma princesse belge.

Il me fallait d'abord me rendre incognito à Bruxelles, afin de parler à son père.

*** LATRP ***

Traduction de la conversation en portugais avec Kaure :

- Sinto muito ! Je suis désolée !

- Kaure, esta é Isabella minha namorada ! Kaure, voici Isabella, ma petite-amie !

- Espero não a ter assustadaJ'espère ne pas lui avoir fait peur.

- Ela só ficou surpreendida– Elle a simplement été surprise.

                                                                    *** LATRP ***

* Pour ceux qui ne connaissent pas, Pairi Daiza est un parc animalier en Belgique, qui a sa propre fondation et qui participe à la réintroduction de certaines espèces, dont l'ara de Spyx, dans leur milieu naturel. Il a été élu plusieurs années d'affilé «Plus beau zoo d'Europe» et il le mérite bien! C'est un peu notre Zoo de Beauval belge (pour les français);-), il est même plus vaste (75 ha actuellement, mais il va s'agrandir d'ici la fin de l'année et encore plus en 2026).

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Vingt-et-un ans déjà que je prêtai serment devant la Nation. Vingt-et-un ans que je devins Reine des Belges. C’était presque irréel, parfois...